Var. entendre le mérite de l'obéissance de Jésus-Christ
3. Edit. s'étant soumis. — Le membre.de phrase, depuis soumis'yi's.Q^^ s'éta?it
son Père, et à toutes les volontés, quoique dépravées, de ses plus cruels ennemis ('), s'étant chargé volontairement des iniquités du monde,la justice de son Père a voulu les venger sur sa personne : et l'heure n'est pas plus tôt arrivée de transporter (^)sur cet innocent toute la peine des coupables pour lesquels il a répondu, qu'aussitôt le Père éternel fait deux choses étonnantes : il lâche contre son Fils toute la puissance des enfers, et il semble en même temps retirer de lui toute la protection du ciel.
Jusqu'à ce jour, chrétiens, ses ennemis avaient tenté vainement tantôt de le lapider, tantôt de le prendre : ils pouvaient bien attenter, mais non rien exécuter contre sa personne, jusqu'à ce que le signal fût donné d'en haut. Mais Dieu ayant aujourd'hui lâché la main, vous avez vu en un moment toutes les passions excitées, toutes les puissances émues, toutes les furies déchaînées contre Jésus-Christ. Que (^) ces efforts seraient vains, et que cette rage du monde serait impuissante, si le Fils de Dieu voulait résister ! Il ne le fait pas, chrétiens : il voit son heure arrivée, il adore l'ordre de son Père ; et résolu d'obéir, il laisse à la malice des Juifs une puissance sans bornes contre sa personne {'^) : si bien que, pendant que ses ennemis sont dans la disposition de tout oser (^), il se réduit lui-même volontairement à la nécessité de tout souffrir. C'est en cette sorte (^), messieurs, qu'ils deviennent, pour ainsi dire, tout-
chargé^ est une addition marginale. En voulant placer s'étant devant le premier mot, les anciens éditeurs sont amenés à ajouter plus loin, de leur autorité privée : <L et s'étant même chargé. . .»