‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 24 sur 573 · Ces deux mots sont une addition autographe · texte numérisé non relu

Ces deux mots sont une addition autographe

peuples se font la guerre, Dieu veut (') se venger de l'un et souvent de tous les deux ; mais de savoir par où il veut commencer, c'est ce qui passe de bien loin la portée des hommes. Nous savons qu'il a souvent commencé par les étrangers, et aussi il est écrit que souvent «le jugement commence par sa maison : » Tempus est ut incipiat judicium a domo Dei (^\ Celui qui réussit le premier n'est pas plus en sûreté que l'autre, parce que son tour viendra au temps ordonné. Dieu châtie les uns par les autres, et il châtie ordinairement ceux par lesquels il châtie les autres. Nabuchodonosor est son serviteur pour exercer ses vengeances, le même est son ennemi pour recevoir les coups de sa main irritée (^). Prenons donc garde, mes frères, de ne mettre pas Dieu contre nous; et infidèles à notre patrie et à notre prince, ne nous joignons pas à nos ennemis, et ne les fortifions pas par nos crimes. Faisons la volonté de Dieu, et après il fera la nôtre : il nous protégera dans le temps, et nous couronnera dans l'éternité ; où nous conduise...

a. l Pefr., iv, 17. — Ms... ut judichtm incipiat...

j'aime ; tu me délivreras de ce corps mortel. O mort, je t'en remercie ; il y a déjà tant d'années que je travaille moi-même à m'en détacher et à secouer ce fardeau {yar. que je travaille moi-même à m'en délivrer.) Tu ne troubles {var. rompras) donc pas mes desseins, tu les accomplis {var. achèves) ; tu n'interromps {var. tif ne renverseras) pas mon ouvrage, mais plutôt tu y vas mettre la dernière main. Achève donc, ô mort favorable, et rends-moi bientôt à mon Maître : Niinc dhnittis !

Que ne devons-nous pas faire pour mourir en cette paix? O que nous puissions mourir de la mort des justes, pour y trouver le repos que tous les plaisirs de la vie ne peuv^ent pas nous donner, et afin que, fermant les yeux à tout ce qui se passe, nous commencions à les ouvrir à ce qui demeure, et que nous posséderons {édit. et que nous les possédions) éternellement avec le Père, le Fils, et le Saint- Esprit.

i.Èdit. veut assîirénient. — Cet adverbe est supprimé au manuscrit. Il faisait partie d'une première rédaction ainsi conçue: «... veut assurément se venger de l'un, ou plutôt de tous les deux. 3>

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