‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 249 sur 573 · Var. et a paru comm.e un de nous sur la terre · texte numérisé non relu

Var. et a paru comm.e un de nous sur la terre

comme un de nous sur la terre : Et habitavit in nobis ('*).

Encore qu'il soit éloigné par tous ses divins attributs, il descend quand il lui plaît par sa bonté, ou plutôt il nous élève. Il fait ce qu'il veut de ses ouvrages ; et comme, quand il lui plaît, il les repousse de lui jusqu'à l'infini et jusqu'au néant, il sait aussi le moyen de les associer à lui-même d'une manière incompréhensible, au delà de ce que nous pouvons et croire et penser ('). Car, étant infiniment bon, il est infiniment communicatif, infiniment unissant ; de sorte qu'il ne faut pas s'étonner qu'il puisse unir la nature humaine à sa personne divine. Il peut élever l'homme autant qu'il lui plaît, et jusqu'à être avec lui la même personne. Et il n'y a rien en cette union qui soit indigne de Dieu (^), parce que, comme dit le grand saint Léon, « Dieu n'est pas moins grand, et il nous relève ; Dieu ne s'épuise pas, et il nous enrichit ; quand il se fait homme, il ne perd pas ce qu'il est, et il nous le communique (^) : Et nostra suscipie7ido provehit, et sua covimtinicando 7ion perdit (^).

Encore plus avant. L'orgueil ('^) est la cause de notre ruine. Le genre humain est tombé par l'impulsion de Satan. Comme un grand bâtiment qu'on jette par terre en accable un moindre sur lequel il tombe, ainsi cet esprit superbe, en tombant du ciel, est venu fondre sur nous, et nous entraîne après lui dans sa ruine. [Il a] imprimé en nous un mouvement semblable à celui qui le précipite lui-même : Unde ce-

a. Joan.^ I, 14. — b. Serm. iv de Nativ. (Ms. Serm. v) cap. m.

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