Edit. en sa propre conscience
11. Edit. D'où il s'ensuit que le péché, je ne dis pas dans ses suites, mais le péché en lui-même est... (Toujours d'après le y^w securis.)
12. Edit. plus grand que tous les maux qui affectent notre esprit, parce que c'est un mal qui corrompt notre conscience ; plus grand par conséquent que la perte... (Avent de 1665 et de i66S:/am securis...)
13. Édit. une folle criminelle — Faute de lecture (sur le manuscrit de 1665).
304 rOUR LA CIKCONCISION
excédant tous les malheurs, parce que (') nous y trouvons tout ensemble et un malheur et un crnne : malheur qui nous accable et crime qui nous déshonore ; malheur qui nous ôte toute espérance, et crime qui nous ôte toute excuse ; malheur qui nous fait tout perdre pour l'éternité, et crime qui nous rend coupables de cette perte funeste et ne nous laisse pas même sujet de nous plaindre.
Pourquoi pour l'éternité ? car il faut encore expliquer ceci en un mot, pour entendre de quel mal Jésus-Christ nous sauve. Ici je pourrais vous dire que Dieu étant éternel, il ne faut pas s'étonner qu'il ait des pensées éternelles et que tout l'ordre de ses desseins (^) se termine à l'éternité. Je pourrais encore ajouter qu'ayant résolu pour cette raison de se donner à sa (2) créature par une éternelle communication ('^), elle se rend digne d'un mal éternel, quand elle perd volontairement un bien qui le pouvait être. Mais je veux entrer plus avant dans la nature du mal : c'est dans cette source intime de malignité, c'est dans la profonde (^) disposition des volontés déréglées, que je veux découvrir la cause funeste de l'éternité malheureuse qui menace les impénitents. Je demande seulement que vous m'accordiez que nul homme ne veut voir la fin de sa félicité ni de son bonheur. Il ne faut point de raison ; la nature parle : partout où l'homme établit sa félicité, qui ne sait qu'il voudrait y joindre l'éternité tout entière (^) ? Maintenant (^) en quoi est-ce que le pé-
1. Fin de la p. 12, transportée avec la ii"" dans le sermon de 1687.