Idée simplement indiquée
4. Var. de vos actions de grâces. — Edit. de vos louanges et de vos actions de grâces.
resonate, montes, latidationejn, saltus et 07nne lignum ejus (''). N'abusons pas, mes frères, d'une telle grâce. Le criminel qui a reçu son abolition se regarde comme recevant une vie nouvelle, et considère le prince comme un second père, qui lui rend et la lumière, et la vie, et la société des hommes, et qui efface de dessus son front la tache honteuse qui le condamnait à une éternelle infamie. Regardons le divin Jésus, notre roi, notre pontife, notre avocat, notre unique libérateur, comme celui seul par qui nous vivons. Commençons donc aujourd'hui une vie nouvelle ; et pour n'être point méconnaissants de la grâce qui remet nos crimes, soyons fidèles à celle qui se présente pour nous aider à n'en plus commettre.
SECOND POINT
Les médecins ordinaires (') nous traitent assidûment durant tout le cours de la maladie ; quand la fièvre nous a quittés tout à fait, ils nous quittent aussi sans crainte,et nous laissent peu à peu réparer nos forces : si bien que la marque la plus assurée (^) que le malade est guéri, c'est lorsque le médecin le laisse à lui-même et à sa propre conduite, pour achever de se rétablir. Les maladies de nos âmes ne se traitent pas de la même sorte {^). Le péché, quoique effacé (^) par la grâce justifiante, laisse néanmoins de si mauvais restes, et affaiblit tellement en nous le principe de la droiture, que la grâce
a. /f., XLIV, 23. — Ms. lignujn ejus, quoniam misericordiam fecit Dominus (ces quatre mots rejetés à la fin de la citation).
1. Les premières pages de ce second point sont passées dans le sermon de i687-(f. 290, 291). C'est là qu'il faut aller prendre, sous les ratures, la rédaction primitive. Pour un peu, les manuscrits de Bossuet seraient devenus des palimpsestes. Les anciens éditeurs n'ont pas cherché si loin le texte qu'ils ont donné. Ils avaient sous la main les débris d'un sermon antérieur (celui de 1664) : il était déjà sur le même plan ; ils ont conclu qu'un feuillet (f. 322) comblait toute la lacune. Au début les deux rédactions sont parallèles, et ne diffèrent que par des détails, que nous signalerons dans les notes suivantes. Quand on en vient au raccord de l'ancienne rédaction avec ce qu'on avait retrouvé de la nouvelle, on cesse d'être dans la suite des pensées de l'orateur : la soudure fait contresens, en même temps qu'elle nous prive d'une notable partie du texte véritable.