Var. de la justice divine
2. Pre77iicre rédaction (effacée) : Répétons encore une fois les paroles de la première menace ; car il faut peser tous les mots. — Le faible s'élève contre le fort, le fort accable le faible ; le fort offre la paix au faible, le faible veut combattre. Il n'y a plus qu'à voir qui l'emportera, et à qui demeurera la victoire {var. et qui sera le plus fort et le plus puissant). — Passage marqué ensuite d'une croix en marge. Bossuet l'a en effet repris plus loin.
3. Première rédaction (effacée) : « Il faut donc ici vous faire entendre à quoi nous engage notre liberté, et combien elle nous rend responsables de nos actions ; et pour cela, chrétiens, posons, s'il vous plaît, ce fondement. »
4. Var. (s'engagent) outre cela à le servir — avec lui — de nouveau par un consentement exprès.
et de se soumettre à son empire par un consentement exprès.
Cette vérité importante nous est magnifiquement exprimée dans le livre de Josué, où nous voyons que ce fidèle serviteur de Dieu ayant assemblé le peuple, leur dit ces paroles : « Si vous n'êtes pas contents de servir Dieu, l'option vous est déférée : » Optio (') vobis datur: «choisissez aujourd'hui ce qu'il vous plaira, à quel maître vous voulez servir (^) : » eligite kodie quod placet, cui servire potissimmn debeatis (''). — Et tout le peuple répondit : « A Dieu ne plaise que nous quittions le Seigneur ; au contraire, nous voulons le servir, parce que c'est lui en effet qui est notre Dieu. » Josué ne se contente pas de cette première acceptation, et reprenant la parole, il dit au peuple : « Prenez garde à quoi vous vous engagez ; vous ne pourrez servir le Seigneur (^), ni subsister devant sa face : parce que Dieu est fort, saint et jaloux, et il ne pardonnera pas vos crimes et vos péchés: » Non poteritis servire Domino : Deus enim sanctus et fortis œinulator est {^)... — Et le peuple repartit : « Non, il ne sera pas comme vous le dites, mais nous servirons le Seigneur et demeurerons ses sujets. » — Alors Josué leur dit (^) : « Vous êtes donc aujourd'hui témoins que vous choisissez vous-mêmes le Seigneur pour être votre Dieu et le servir ? — Oui, nous en sommes témoins ('). »
Si j'entreprenais de raconter tout ce qui est à remarquer sur ces paroles, discours entier ; mais ce qui importe à mon sujet.
Vous jugez bien, messieurs, que Dieu en nous laissant l'option ne renonce pas au droit qui lui est acquis. Il ne
a. /os., XXIV, 15. — Ms. eut poh'ssimu/n... — b. Ibid., 16,18, 19, 20. — c. Ibid., 22.
1. Les textes latins sont cités en marge. Mais on n'en saurait conclure, quand il s'agit de l'auditoire de Saint-Thomas du Louvre, que l'orateur ne les aura pas prononcés. On a vu quelles tirades latines constituent la division. Du reste, nous n'avons pas ici de rédaction susceptible d'être récitée de mot à mot.
2. Var. et déterminez à qui vous avez résolu de vous soumettre. — Maintenue dans le texte par les éditeurs, elle fait double emploi avec la surcharge. Celle-ci a été ajoutée pour serrer de plus près le latin.
3. Ces six mots sont soulignés, mais non ce qui suit. Apparemment Bossuet a commencé à effacer et n'a pas voulu continuer.
• 4. Note marginale : Témoins. Devant quel juge \ms. quelque).
prétend pas nous décharger de l'obligation primitive que nous avons d'être à lui, ni nous déférer tellement le choix, que nous puissions sans révolte et sans injustice nous soustraire à son empire. Mais il veut que nous soyons aussi volontairement à lui que nous y sommes déjà de droit naturel, et que nous confirmions par un choix exprès notre dépendance nécessaire et inévitable.
Pourquoi le veut-il ainsi ? Pour notre perfection et pour notre gloire. Celui à qui nous devons tout, veut pouvoir nous savoir gré de quelque chose (') : il veut nous donner un titre pour lui demander des récompenses. Que si nous refusons notre obéissance, nous lui donnons un titre pour exiger des supplices (').