Var. avoir accompli
3. Ces onze mots sont reportés, dans la mise au net, après sa7ictification. Apparemment c'est par inadvertance. Le brouillon était ainsi rédigé : « Un jour a vingt-quatre heures : est-il sanctifié selon l'intention de la loi par une messe d'une demi-heure,qu'on ne trouvée jamais assez courte, où l'on est sans attention et sans aucun respect même extérieur ? »
jours, sinon en ce que les profanations et les irrévérences y sont plus publiques, plus scandaleuses, plus universelles.
Et pour la seconde table qui regarde le prochain, nous attaquons tous les jours son honneur par nos médisances, son repos par nos vexations, son bien par nos rapines, sa couche même par nos adultères. Disons après cela que nous ne marchons pas contre Dieu. Mais voici qu'il marche aussi directement contre nous. Voici Jésus qui descend de la nue pour détruire ses ennemis par le souffle de sa bouche, et les dissiper par la clarté de son avènement glorieux.
Le faible s'élève contre le fort; le fort accable le faible. Le fort a offert la paix au faible ; le faible a voulu combattre : il n'y a plus qu'à voir qui l'emportera et à qui demeurera la victoire. Si résistant hautement à un souverain tel que Dieu, nous ne laissons pas toutefois que de vivre heureux, il s'ensuit que Dieu n'est plus Dieu ; nous l'emportons contre lui, et sa volonté est vaincue par celle de la créature. Mais parce qu'elle est invincible, aucun ne peut être heureux que celui qui lui obéit ; et il faut nécessairement que quiconque se soulève contre lui soit accablé par sa puissance (').
C'est encore pour cette raison (-) qu'il ajoute dans les paroles que j'explique : « Et je briserai votre fière et indocile dureté. » Vous vous endurcissez contre Dieu, il s'endurcit contre vous ; vous vous attachez contre lui, et lui s'attache contre vous ; vous, en homme, de toute la force de votre cœur ; lui, en Dieu, de toute la force du sien, s'il m'est perrnis de parler ainsi. Hélas ! il n'y a point de proportion, et la partie n'est pas égale : mais vous avez le premier rompu les mesures (3). Vous persévérez, et il persévère. Vous persévérez à retenir ce bien mal acquis, et je vois toujours dans vos
1. On lit ici ce renvoi : « Voyez sermon Si ego jtidico^ P- 21, Rabsaces. » — Ce sermon, aujourd'hui perdu, avait probablement été destiné au Carême de Saint- Thomas du Louvre (1665). Le passage visé alléguait comme exemple de la justice divine l'histoire de Rabsaces, dans Isaie (xxxvi, xxxvii) et dans le quatrième Hvre des Rois (xviii, xix). (Cf. t. IV, p. 514, 522.)
2. Première rédactiojt^ supprimée au manuscrit, mais reprise par Deforis à la fin du premier point : <^ Rentrez donc, pécheurs, en vous-mêmes, et regardez dans vos crimes ce que vous méritez que Dieu fasse de vous par sa vengeance.
3. Var. Vous avez voulu le premier vous mesurer avec lui, et vous avez rendu juste... (Inachevé.)
coffres, dit le saint prophète ('"), cette flamme dévorante, ce trésor d'iniquité, ce bien mal acquis qui renversera peut-être votre maison, et sans doute donnera la mort à votre âme. Persévérance opiniâtre (') : ah ! Dieu vous opposera une persévérance divine, une fermeté immuable, un décret fixe et irrévocable, une résolution éternelle (^).
Incorrigibles': de là il [les] aura {^) en exécration, parce que, les regardant comme incorrigible[s], il frappera sans pitié et n'écoutera plus les gémissements Une haine, une aversion du cœur de Dieu (*)...
Le passage à la seconde partie ; Un mot de la bonté de Dieu (5). Peut- elle souffrir...? Ecoutez cette bonté méprisée, et voyez comme elle vous parle.
SECOND POINT
Nolite (^) contristare Spirituel sanctum Dei, in quo signati estis (^). Affliger et contrister l'Esprit de Dieu. Il se réjouit en faisant du bien ; on l'afflige, quand on le refuse. Non tant l'outrage {^) qui est fait à sa sainteté, que la violence
a. Mich.^ VI, 10. — b. Ephes.^ iv, 30.
1. Var. humaine. — Edit. Persévérance humaine, opiniâtre. — On comprend la tentation de conserver l'antithèse ; mais c'est précisément ce que Bossuet n'a pas voulu.
2. Nouveaux renvois en cet endroit, pour compléter une rédaction sommaire ; « Voy. le sermon du nom de JÉSUS, i" point, p. 14-15; puis le sermon 5/ ego j'udico, p. 22, 23. » — Ce dernier sermon est perdu, comme nous venons de le dire. Le renvoi au sermon du nom de JÉSUS nous reporte à la p. 304 de ce volume. C'est à cette occasion que fut écrite (f. 315, verso) la note marginale : « La volonté ne veut être ni empêchée ni interrompue..., > que nous avons donnée en regard delà rédaction qu'elle venait compléter.
3. Ms. il nous aura. — Mais, dans la même phrase, l'auteur remplace i. fioîis regardant» par i. les regardant. » Il a oublié de faire la même correction sur le commencement de sa phrase, parce que ce commencement ne se trouve pas sur la même page que la fin.
4. Bossuet laisse en blanc les neuf dixièmes de la page ; réservant de l'espace pour un supplément de rédaction qui n'est jamais venu. Tout au bas il jette une indication des plus sommaires pour « le passage à la seconde partie. »
5. Il est curieux devoir comment Deforis s'évertue à «suppléer» ce que Bossuet n'avait pas écrit : ^ ... [Rien n'a pu vous toucher ; tous les eftbrts] de la bonté de Dieu ont été vains. [Elle prenait plaisir à vous faire du bien, et vous, vous n'en avez trouvé qu'à l'outrager]. Peut-elle souffrir [une si noire ingratitude ?] Écoutez... »
6. Rien de plus confus que le manuscrit de ce second point,du moins au début.