SUR LA VIGILANCE CHRÉTIENNE
Donc attention continuelle.
Jamais se livrer aux affaires et aux occupations. S'y prêter avec un certain retour. Les passages du Deut[éronome] ('). Défendu de suivre ses yeux, per res varias fornicantes. ['') ; une âme prostituée à tous les objets, que tous les objets emportent (').
Ceux (3) qui ne trouvent point de plus grande fatigue que de songer à ce qu'ils font ; ce n'est pas une vie chrétienne, ni même raisonnable. Cette attention n'est pas difficile : c'est une attention du cœur, non de l'imagination.
Il ne faut pas dire à une mère qu'elle pense à son fils- ; à une femme, à un mari qui lui est cher. Elle ne fatigue pas son cerveau pour rappeler cette pensée à sa mémoire ; son cœur le fait assez ; et cette pensée ne la fatigue pas, mais la délecte et la soulage.
Nox prœcessit, dies atcte77i appropinquavit (^). Marcher comme dans la lumière, comme étant toujours éclairés, comme étant vus de Dieu.
Non in comessationibus et ebrietatibics (^). Si on déteste l'enivrement du vin, qui prend le cerveau par des fumées grossières, combien celui qui prend le cœur par une attache délicate et intime. L'enivrement des passions.
Non in cubilibus et impudicitiis ('^).On a horreur de ce mot d'impudicité ; il faut donc le détester avec toutes ses suites, tous ses préparatifs, tout son appareil ; ces empressements, ces commerces secrets, ces intelligences, etc. Ne pas laisser prendre son cœur, etc.
a. Nu7n.^ XV, 39. — b. Rom., xiil, 12. — c. Ibtd., 13. — d. Ibid.
1. Ce sont les passages indiqués plus haut. — Note marginale (1669) * Loqîiere filiis Israel.,et dices ad eos utfacia7it sibifimbrias per angulos pallioriarij ponentes in eis vit tas hyacinihinas ; qicas cum viderint^ recordentur omnium mandatorufn Domini ; nec sequantur cogitationes suas et oculos per res varias
fornicantes (Num., XV, 38, 39).
2. Note marginale : Oculiis meus deprœdatus est animam ineain (Thren., III, 51).
3. Note margijiale (1669) : «* La réflexion. L'âme toujours attentive: Lucernœ ardentes in manibus vestris (Luc, Xli, 35). Sur quoi Origène : Semper tibi ignis fideiet lucerna scientiœ accensa j// (Hom. iv in Levit). — Invitaris (ergo)per hoc ( per rituni precandi ad Orietitem ) ut orientem semper aspicias,unde tibi oritur sol justitiœ^ unde semper lumen (Jidei) tibi nascitur... ut sonper in scientiœ luce verseris^ semper habeas diem Jidei (H cm. ix)..
CANEVAS d'une CONFÉRENCE.
Indîiùnini Dominum Jesum Christum i^). Mesdames, en vérité, etes-vous revêtues de Jésus-Christ? de sa modestie dans votre luxe, de sa sincérité dans vos artifices, par lesquels vous déguisez (') et falsifiez tout, jusqu'à votre visage, jusqu'à vous-mêmes.
a. Rom.^ XIII, 14,