Edit. Maximes. — Ce pluriel fausse le sens
mieux: c'est un règne de douceur. jÉsus,etc. La justice après. A la suite des grâces, un grand attirail de supplices \ Jam sectiris ad radie ein (').
Un mot (')du règne de Dieu, que saint Jean- Baptiste nous annonce.
« Le Seigneur a régné, dit le Roi-Prophète ; que la terre s'en réjouisse, que les îles les plus éloignées en triomphent d'aise : IfDominus regnavit, exultet terra, lœtentur insulœ multœ ('*). Voilà un règne de douceur et de paix. Mais, ô Dieu, qu'entends-je dans un autre psaume ! « Le Seigneur a régné, dit le même prophète ; que les peuples frémissent et s'en courroucent, et que la terre en soit ébranlée jusqu'aux fondements : » Dominus regnavit, irascantur populi ; qui sedet super cherubim, moveatur terra {^) ! Voilà ce règne terrible, ce règne de fer et de rigueur, qu'un autre prophète décrit en ces mots : /7i manu forti, et in brachio extento, et in fur or e effîiso regnabo super vos (^) : Je régnerai sur vous, dit le Seigneur, en vous frappant d'une main puissante et en épuisant sur vous toute ma colère. »
Dieu ne règne sur les hommes qu'en ces deux manières. Il règne sur les pécheurs convertis, parce qu'ils se soumettent à lui volontairement ; il règne sur les pécheurs condamnés, parce qu'il se les assujettit malgré eux. Là est un règne de paix et de grâce, ici un règne de rigueur et de justice ; mais partout un règne souverain de Dieu, parce que là on pratique ce que Dieu commande, ici l'on souffre le supplice que Dieu impose. Dieu reçoit (^) les hommages de ceux-là ; il fait justice des autres. Pécheur que Dieu appelle à la pénitence et ||ui résistez à sa voix, vous êtes entre les deux ; ni vous ne faites ni vous n'endurez ce que Dieu veut : vous méprisez la loi, et vous n'éprouvez pas la
a, Ps.^ xcvi, I. — b. Ps., xcviii, I. — Ms. moveatur terre. (Lapsus de 1665.) — c. Ezech.^ XX, 33.
1. La rédaction de 1668 se termine ici par un renvoi au sermon de 1665 : <L Double règne, V. p. 4 et seqiientib. » Après quoi, l'auteur ajoute entre paren thèses les mots : « Je n'ai dit que ce qui est. »
2. On retourne ici à la p. iv de 1665 (f. 197, v°), qui devient la fin de la p. XI. Les suivantes (v — x) deviennent xii — xvii.