‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 388 sur 573 · Var. desquelles · texte numérisé non relu

Var. desquelles

3. F. 346. Rédaction entièrement nouvelle. Elle commence par la page 7. L'exorde finissait p. 5. Le verso, où débutait lancien premier point, n'entre pas ici en compte.

4. Noie inarginale, plus récente (Noël, 1669) : « Il naît comme un banni. Il va à la cité de David, à la source de son extraction royale ; mais les siens ne l'ont pas reçu. Une étable : Comparatus est juiiientis (Ps., XLViii, 13). Il s'égale aux animaux par la demeure, parce que les hommes se sont ravilis jusqu'à leur condition par leurs brutales convoitises. — Il ne se sauve point à main armée, il se sauve comme un esclave par la fuite. »

5. Notes mxrginaleSs contemporaines de la première rédaction (i^'^ janvier 1669) : < Sine sangumis effusione non fit remissio (Hebr., ix, 22). — Voyez les sacrifices anciens, comme on prodigue le sang. Il faut que tout nage dans le sang, et les victimes, et l'autel, et les prêtres, et le livre même. — Qu'on répande le sang comme de l'eau. Je ne m'étonne pas qu'on prodigue celui des animaux. Mais celui du Fils de Dieu ne doit pas être épargné ! — Après que toutes ses veines seront épuisées, s'il y a encore dans le fond du cœur quelque secret réservoir, on le percera par une lance. > — Cette dernière réflexion est écrite au-dessus de celle qu'on vient de lire. Il est propable néanmoins que celle-ci a été tracée la première.

été accordée par une simple abolition, mais par une satisfaction actuelle. Vous savez que la justice divine a voulu être payée ; et comme les pécheurs devaient à Dieu tout leur sang, lorsque Jésus a entrepris de les sauver, il a obligé tout le sien, et il ne peut plus s'en réserver une goutte.

C'est pourquoi dès le même jour qu'il reçoit le nom de Sauveur, il commence à verser du sang ('). Mais s'il faut qu'il en donne tant pour avoir seulement le nom, à quoi se doit-il attendre, quand il en faudra opérer l'effet ? Sans doute il faudra un déluge entier pour noyer les péchés du monde ; et nous ne devons regarder ce premier sang que verse la circoncision que comme un léger commencement, comme un gage que Jésus-Christ donne à la justice divine, qui l'oblige à la dette entière ; enfin comme des prémices, qui lui consacrent toute la masse et la lui dévouent.

Ainsi la circoncision et la qualité de Sauveur (^) nous mène[nt] à la croix : c'est là que la victime est immolée; c'est là que le sang se déborde par toutes les veines ; c'est là que s'accomplit la rémission des péchés et l'expiation du monde. Écoutez ici les belles paroles du Philosophe martyr, je veux dire de saint Justin {'") : « Un seul est frappé, dit-il, et tous sont guéris (3) ; le juste est déshonoré, et les criminels sont remis en honneur (^). Cet innocent subit ce qu'il ne doit pas, et il acquitte tous les pécheurs de ce qu'ils doivent. Car qu'est-ce qui pouvait mieux couvrir nos péchés que sa justice ? Comment pouvait être mieux expiée la rébellion des serviteurs que par l'obéissance du Fils ? L'iniquité de plusieurs est cachée dans un seul juste ; et la justice d'un seul fait que plusieurs sont justifiés. » C'est ce que dit saint Justin, c'est ce qu'il a appris de l'apôtre des Gentils. Voilà,

a. Epist. ad Diogn.^ n. 9.

1. Lâchât : T^diX ct\.\.Q douloureuse circoncision. — Quatre mots efface's. Ils faisaient redite avec un autre passage, qu'on va bientôt rencontrer.

2. Ces cinq mots sont une addition interlinéaire. On ne saurait donc dire si c'est intentionnellement que le verbe est au singulier dans le manuscrit.

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