Sermon perdu. Cf. t. IV, p
5. Var. fâchent. Cette phrase et la suivante sont des notes marginales. Il en est de même de quelques autres. Mais en quoi le reste diffère-t-il, si ce n'est qu'il n'est pas en marge ?
Si le Fils de Dieu nous ordonne de vaincre les aversions pour cause, à plus forte raison...
Pardonner à ceux qui nous offensent ; et supporter ceux qui nous importunent, à qui notre humeur peut-être n'est pas moins à charge.
On se venge par ressentiment, on se venge par politique, on se venge par une imitation de justice. Le ressentiment, par la charité. La politique, par une sagesse plus haute. Cette fausse imitation de justice, par une entière soumission à la justice divine.
Ut suis filii Patris vestrO^). Joseph s'attendrit sur ses frères par amour pour son père Jacob, Combien plus ne point troubler la famille de Dieu ni l'état de son domestique (') }
Qu'on ne peut aimer le prochain qu'en aimant Dieu (sermon (^) Ubi... duo vel très). Que l'amour appuyé sur ce fondement ne peut jamais souffrir d'altération. La politique, bon ami, bon ennemi. Esprit de grandeur dans la vengeance ; montrer une certaine sensibilité. On croit se distinguer par là, et qu'on est comme une personne sacrée.
Saeesse de mettre Dieu de son côté. Athéisme caché : on compte Dieu pour rien.
Aman se veut montrer grand par la grandeur de sa vengeance, afin qu'on n'ose lui résister : confondu. David, qui espérait sous les ailes du Dieu d'Israël, put tenir contre Saiil. (Voy. sermon Diligite inimicos vestros {^), aux Nouvelles Catholiques.)
Ne se point faire justice à soi-même : Ego jitstitias judicabo(^'). Ceux qui se font justice à eux-mêmes (les paroles de saint Augustin de Exposit. Epist. ad Galatas, ci-jointes, B, C (^) ; le passage de Michée, vu, 8, 9).
a. Matth.^ v, 45. — b. Ps., LXXIV, 3.