Var. dans lesquelles
écrit dans l'Apocalypse. Il est écrit que « Dieu n'a pas fait la mort {''), » mais « qu'elle est entrée dans le monde par l'envie du diable (^'), » et par le péché de l'homme. Mais l'homme ('), en consentant au péché, s'est assujetti à la mort; ainsi, contre l'intention du Créateur, l'homme qui était sorti immortel de ses saintes et divines mains, est devenu mortel et caduc par la malice du diable.
Or le Sauveur étant venu sur la terre pour dissoudre l'œuvre du diable, il détruira premièrement le péché; et après, par une suite nécessaire d'une victoire si (^) glorieuse, il abolira aussi la puissance et l'empire de la mort. Ainsi (3) « ô mort, où est ta victoire ? » Uâi est, mors, Victoria ttia (') } Mais il faut ici remarquer que tant qu'il restera sur la terre quelque vestige du péché, la mort ne cessera de tout ravager, et exercera toujours sur le genre humain sa dure et tyrannique puissance ('*). Mais à la consommation des siècles, après que le règne du péché sera détruit sur la terre, que toute la pompe (^) du monde sera dissipée, et enfin
a. Sap ^ I, 13. — b. Ibid., 11, 24. — c. I Cor., XV, 55.
1. Première rédaction, effacée par un trait au crayon, peu visible : « Au contraire, comme il avait fait {var. Et comme Dieu avait fait. — Car ayant fait) l'âme raisonnable pour habiter dans le corps humain, il avait voulu au commencement que leur union fût indissoluble ; et c'est peut-être un des sens qu'il faut donner à cette parole du Psalmiste : Corptis atitem aptasti inihi (Ps., xxxix, 7 ; Hebr.jX, 5) : « Vous m'avez approprié un corps. » L'âme raisonnable parle et dit à son Créateur : Comme vous m'avez faite (sic) immortelle en me créant à votre image, vous m'avez aussi approprié un corps si bien assorti avec moi que notre paix et notre union serait éternelle et inviolable, si le péché venant entre deux n'eût troublé cette céleste harmonie. L'homme donc eût vécu sans fin, s'il avait voulu vivre sans péché. ALiis, comme dit saint Augustin, c'est une loi immuable de la justice divine que le mal que nous choisissons soit puni par un mal que nous haïssons: de sorte que c'est un ordre très juste qu'étant allés au péché par notre choix, la mort nous ait suivi[s] contre notre gré ; et que notre âme fût contrainte de quitter son corps par une juste punition de ce qu'elle a abandonné Dieu par une dépravation volontaire {var. volontairement) : Ut spiritiis, qiiia volens deserttit Detini, deserat corpus ifivittis (de Trinit., IV, Xlii). C'est ainsi, comme dit l'Apôtre, que la mort a commencé de régner dans le genre humain depuis Adam; mais le Sauveur étant venu sur la terre pour dissoudre l'œuvre du diable, il détruira...» — Cette digression venait trop tôt. Nous en retrouverons les traits principaux dans le premier point.