‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 432 sur 573 · Var. si on les appelle · texte numérisé non relu

Var. si on les appelle

2. AWzV. .• « Je l'ai dit, vous êtes des dieux, et vous êtes tous fils du Très- Haut : » Ego dixi^ dii estis^etjilii Excelsi o^nnes (Ps., LXXXI, 6). Mais remarquez ce qu'il dit ensuite : Toutefois, ajoute-t-il, ô dieux de chair et de sang, ô dieux de terre et de poussière, ne vous laissez pas éblouir par cette divinité passagère et empruntée ; « car enfin vous mourrez comme des hommes, et vous descendrez du trône au tombeau : » Vos aiiteni (ms. Verunita^nen) sicut homines moî'iefnini^ et siait timis de principibus cadetis. La majesté, je l'avoue, n'est jamais dissipée ni anéantie, et on la voit tout entière aller revêtir les successeurs {var. on la voit tout entière dans les successeurs). Le roi, disons-nous, ne meurt jamais, l'image de Dieu est immortelle; mais cependant l'homme tombe {var. meurt), et la gloire ne le suit pas dans le sépulcre. Il n'en est pas de la sorte des citoyens immortels de notre céleste patrie : non seulement ils sont des dieux parce qu'ils ne sont plus sujets à la mort, mais ils sont des dieux d'une autre manière parce qu'ils ne sont plus sujets au mensonge {var. ils sont des dieux, ils ne mourront plus ; ils sont des dieux, ils ne pourront plus tromper ni être trompés). — Passage effacé, et remplacé par la phrase unique qu'on a lue dans le texte. Il est donc étonnant que toutes les éditions, même celle de M. Gazier, maintiennent cette première rédaction à la suite de la seconde, que l'auteur lui a substituée.

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