Var. Tel est le sabbat et le repos
selon la doctrine de l'Apôtre : Itaque reli7iquittir sabbatismus populo Deiy dit la savante Épitre aux Hébreux ('').
Le fondement de ce repos des prédestinés, c'est que l'éternité leur est assurée. Car, mes frères, l'Eternel médite des choses éternelles ; et tout l'ordre de ses conseils, par diverses révolutions et par divers changements, se doit enfin terminer à un état immuable. C'est pourquoi, après ces jours de fatigue, après ces jours de l'ancien Adam, jours pénibles, jours laborieux, jours de gémissement et de pénitence, où nous devons subsister et gagner (') le pain de vie par nos sueurs, nous serons conduits à la « cité sainte (') ; » c'est où « l'Esprit nous assure que nous nous reposerons à jamais de toutes nos peines (^). »
C'est en vue de l'éternité de cette cité triomphante, que saint Paul l'appelle une « cité ferme et qui a un fondement: » fundame7iia habentent civitatein i^\ Nul fondement sur la terre. Nous pensons nous reposer ; et cependant le temps nous enlève, et nous sommes la proie de notre propre durée. Fixez un peu vos yeux, et vous verrez tout en mouvement autour de vous. Est-ce donc que tout tourne, ou bien si {f) nous-mêmes nous tournons ? Tout tourne, et nous tournons tous ensemble, parce que « la figure de ce monde passe ('^). » Et si nous ne sentons pas toujours cette violence (^), c'est que nous sommes emportés avec tout le reste par une même rapidité. Où est donc la solidité et la consistance } En vous, ô sainte Sion, cité éternelle « dont Dieu est l'architecte et le fondateur, » aijus artifex et conditor Deus (^) :• en vous est la consistance ; parce que sa main souveraine est votre
a. Hebr.^ IV, 9. — b. Apoc.^ xiv, 13. — c. Hebr.^ xi, 10. — d. I Cor.^ vu, 3 t. — e. Hebr.^ XI, 10.