‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 449 sur 573 · Var. méprisé · texte numérisé non relu

Var. méprisé

VOUS plaira : le Tout-Puissant a ses règles qui ne changeront ni pour vos murmures ni pour vos bons mots ; et il saura bien vous faire sentir, quand il lui plaira, ce que vous refusez maintenant (') de croire. Allez, courez-en la risque (^), montrez-vous brave intrépide, en hasardant tous les jours votre éternité. Ah ! plutôt, chrétiens, craignez de tomber en ses mains terribles {^). Remédiez aux désordres de cette conscience gangrenée. Pécheurs (-*), il y a déjà trop longtemps que « l'enflure de vos plaies est sans ligatures, que vos blessures invétérées n'ont été frottées d'aucun baume:» V2clmis{^) et livor, et plaga tMnie7is,7ion est cU'CMmligata nec curatamedicamine, neqiœ fota oleoi^). Cherchez un médecin qui vous traite ; cherchez un confesseur qui vous lie par une discipline salutaire : que ses conseils soient votre huile, que la grâce du sacrement soit un baume bénin sur vos plaies. Ou si vous vous êtes approchés de Dieu (^), si vous avez fait pénitence dans une si grande solennité, « allez donc désormais et ne péchez plus ('^). » Quoi! ne voulez-vous rien espérer que dans cette vie ? Ah ! ce n'est point la raison, c'est le dépit et le désespoir qui inspire de telles pensées. S'il était ainsi,, chrétiens, si toutes nos espérances étaient renfermées dans ce siècle, on aurait quelque raison de penser que les animaux l'emportent sur nous. Nos maladies, nos inimitiés, nos chagrins, nos ambitieuses folies, nos tristes et malheureuses prévoyances, qui avancent les maux, bien loin d'en empêcher le cours, mettraient nos misères dans le comble. Eveillezvous donc, ô enfants d'Adam ; mais plutôt éveillez-vous, ô enfants de Dieu, et songez au lieu de votre origine!

a. Is., I, 6. — b.JoLUî.^ VIII, II. •

1. Var. aujourd'hui. — Première rédaction : ce que vous ne voulez pas croire. Craignez donc...

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