Chez la V'<= Mabre-Cramoisy, rue Saint-Jacques. In
il fit à celle-ci quelques corrections de détail, qui constituent le texte définitif. Une autre revision avait été faite dès 1671. Les leçons de la première édition (1669) seront ici données en variantes.
Et nunc ('), re^es^ întellî^ite ; encdimifii^ qui judicatis terrain.
Maintenant, ô rois, apprenez ; instruisez-vous, juges de la terre.
{Ps., Il, 10.)
MONSEIGNEUR(^), Celui qui règne dans les deux, et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois, et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et de terribles leçons. Soit qu'il élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même, et ne leur laisse que leur propre faiblesse, il leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine et digne de lui. Car, en leur donnant sa puissance, il leur commande d'en user comme il fait lui-même, pour le bien du monde ; et il leur fait voir, en la retirant, que toute leur majesté est empruntée, et que, pour être assis sur le trône, ils n'en sont pas moins sous sa main et sous son autorité suprême {f). C'est ainsi qu'il instruit les princes, non seulement par des discours et par des paroles, mais encore par des effets et par des exemples : ^^ nunc, reges, intelligite ; e^^udimini, qui judicatis ter^'am.
Chrétiens, que la mémoire d'une grande reine, fille, femme, mère de rois si puissants, et souveraine de trois royaumes (^),
1. Plusieurs critiques, à la suite de M. Floquet {Étîides...,\\\,^^<^) pensent que le choix de ce texte était une protestation contre l'abus sacrilège que Cromwell en avait fait. Il avait fait graver une médaille représentant un glaive flamboyant, avec ce texte pour légende. Il n'est pas prouvé que Bossuet ait eu en vue cette particularité, ni même qu'il l'ait connue. Voy. ce même texte, ci-dessus, p. 25.