‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 489 sur 573 · Var. tout ce qu'elles avaient · texte numérisé non relu

Var. tout ce qu'elles avaient

5. Anciennes cdit. frappés à Vinstant d'une soudaine maladie. — Bossuet a supprimé le pléonasme.

6. M. Gazier place ici le latin ; les anciens éditeurs le renvoyaient trois phrases plus bas (après : « qu'il nous épargne >). En réalité, l'auteur ne lui

lumière de l'âme qui s'éteint en nous : ce n'est pas cette santé fragile que nous perdons ; mais Dieu nous , livre à nos passions, qui sont nos maladies les plus dangereuses. Nous ne voyons plus, nous ne goûtons plus les vérités de la foi. Aveugles et endurcis, nous tombons dans un assoupissement et dans une insensibilité mortelle; et pendant que Dieu nous y abandonne par une juste punition, nous ne sentons pas sa main vengeresse, et nous croyons qu'il nous pardonne et qu'il nous épargne. Que nous sert de vivre et de subsister aux yeux des hommes, si cependant nous sommes morts, perdus devant Dieu et devant ses anges ? Nomen (') habes qtwd vivas, et mortut^s es {'') : ^ On vous appelle vivant ; mais en effet vous êtes mort.» Pour faire mourir un arbre, il n'est pas toujours nécessaire qu'on le déracine. Voyez ce grand chêne desséché qui ne pousse plus, qui ne fleurit plus, qui n'a plus de glands (^) ni de feuilles ; il a la mort dans le sein et dans la racine (^) ; il n'en est pas moins ferme sur son tronc ; il n'en étend pas moins ses vastes rameaux. Chrétien, dont le cœur est endurci, voilà ton image. Bois aride. Dieu n'a pas encore frappé ta racine, et ne t'a pas précipité de ton haut pour te jeter dans le feu (■^); mais il a retiré l'esprit de vie. Craignez donc, pécheurs endormis (^), craignez le dernier endurcissement. Eveillez-vous, il est temps. Pourquoi endurcissez-vous (^) vos cœurs comme Pharaon } Eveillez-vous

a. Apoc.y ni, i.

assigne aucune place dans le texte, n'ayant pas apparemment l'intention de le réciter : il se lit en marge, au bas de la p. 34 ; et le développement presque entier, à la page suivante. — Voici cette note marginale : Si guis ftirtum facietis statim oc7ilîi??i perdidissei, omnes dicerent Deuni prœsentem vindicasse: oculum cordis afnisit^ et ei pepercisse putatiir Deiis.

1. Addition marginale, texte et traduction. — Phrase effacée : Éveillons-nous donc sans délai, puisque chaque délai aggrave nos peines.

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