Mot omis dans l'édition Gazier
3. Les quatre mots latins sont une note ou une addition marginale ; mais il en est de même de toute la remarque qui s'y rattache. (Ms. a7ite oculos tuos.)
4. Var. que Dieu avait donnée — a donnée — à nos pères. — Ancie?mes édit. Telle est la loi inviolable des anciens que Dieu a donnée à nos pères. (Et même :« à Ji^i- pères. » Edit. Gar?iier.)
5. Var. Le faux prophète des Arabes, dont la religion n'est que politique. — (Première rédaction, complétée par des additions interlinéaires.)
Sermons de Bossuet. — V. 37
pas laissé de prescrire à ses malheureux sectateurs d'adorer cinq fois le jour ; et vous voyez combien ils sont ponctuels à cette observance. Les chrétiens se croiront-ils (') dispensés de penser à Dieu, parce qu'on ne leur a point marqué des heures précises ? C'est qu'ils doivent veiller et prier toujours ('). Ne pensez pas que cette pratique vous soit impossible : le passage que j'ai récité vous en donne un infailHble moyen. Si Dieu ordonne aux Israélites de s'occuper perpétuellement de ses saints préceptes, il leur ordonne auparavant de l'aimer et de prendre à cœur son service. Aimez, dit-il, le Seigneur, et mettez en votre cœur ses saintes paroles. Tout ce que (^) nous avons à cœur nous revient assez de soi-même, sans forcer notre attention, sans tourmenter notre esprit et notre mémoire. Demandez à une mère s'il faut la faire souvenir de son fils unique (^). Faut-il vous avertir de sono^er à votre fortune et à vos affaires ? Lorsqu'il semble que votre esprit soit ailleurs, n'êtes-vous pas toujours vigilants, et toujours trop vifs et secrètement attentifs sur cette matière, sur laquelle le moindre mot vous éveille {^) ? Si vous pouviez prendre à cœur votre salut éternel, et vous faire une fois une grande affaire de celle qui devrait être la seule, nos (^) salutaires avertissements ne vous seraient pas un supplice, et vous penseriez de vous-mêmes mille fois le jour à un intérêt de cette importance. Mais certes ni nous n'aimons Dieu, ni nous ne songeons à nous-mêmes, et ne sommes chrétiens que de nom. Excitons-nous enfin, et prenons à cœur notre éternité.
Grand roi, qui surpassez de si loin tant d'augustes prédécesseurs, que nous voyons infatigablement occupé aux
1. É^if. Lâchât : se croiraient-ils... ? — Cette faute n'était pas dans Deforis.
2. Ces deux phrases sont une addition marginale. Var. Le chrétien doit veiller et prier sans cesse, et vivre toujours attentif à son salut éternel.
3. Cette phrase venait d'abord un peu plus loin, avant : « Si vous pouviez prendre à cœur... >