‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 5)Chapitre 494 sur 573 · Var. si vous ne faites encore des oeuvres · texte numérisé non relu

Var. si vous ne faites encore des oeuvres

6. Première rédaction (effacée) : Si les grands ouvrages de Dieu. — Complété par une addition marginale.

7. Première rédactio7i : ti ne fera qu'un amas de cendre...— Complété en marge. Mais l'addition introduit une inadvertance, à ce qu'il semble : <"<.,. Ce feu dévorant qui... ne fera qu'un grand feu....>

divine écrit ce que nous avons fait et ce que nous avons manqué de faire ('). Notre histoire nous sera un jour représentée et sera représentée à tout l'univers. Songeons donc à la faire belle. Effaçons par la pénitence ce qui nous y couvrirait de confusion et de honte. Eveillons-nous, l'heure est venue. Les raisons de nous presser deviennent tous les jours plus fortes : la mort avance, le péché gagne, l'endurcissement s'accroît ; tous les moments fortifient le discours que je vous ai fait, et il sera plus pressant encore demain qu'aujourd'hui. L'Apôtre le dit à la suite de mon texte : Propior est nostra salus (''). « Notre salut est tous les jours plus proche. » Si notre salut s'approche, notre damnation s'approche aussi ; l'un et l'autre marche d'un pas égal. Car « comment échapperons-nous, dit le même Apôtre, si nous négligeons un tel salut ? » Quo7nodo nos effugiemus, si tantam neglexerimus sahitein (^) ? Faisons donc notre salut, puisque Dieu nous envoie un tel Sauveur: Jésus-Ciirist va venir au monde « plein de grâce et de vérité (^) : » soyons fidèles à sa grâce et attentifs à sa vérité, afin que nous participions à sa gloire.

a. Rom.^ XIII, \\. — b. Hcbr., Il, 3. — c. Joan.^ l, 14.

I. Ces treize mots sont une addition marginale. La première rédaction est ainsi conçue : € une main divine écrit notre histoire, qui nous sera un jour... » — Texte de l'édition Lâchât et de l'édition Gazier,et la surcharge signalée en note.

IP DIMANCHE. Sur la DIVINITE

Rédaction définitive, 8 décembre () 1669.

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Comme nous l'avons promis dans le volume précédent, nous donnons ici cette œuvre apologétique sous sa dernière forme. Nous avons fourni plus haut (p. 39S) la preuve d'une première reprise destinée à l'Avent de Saint-Thomas du Louvre. Si on était tenté d'attribuer à cette circonstance les nouveaux remaniements que nous assignons à l'Avent royal de Saint-Germain, nous appellerions l'attention sur un détail significatif dans le manuscrit. Dans la dernière page du premier point, Bossuet avait écrit en 1665 : « Je vois un autre malheur bien plus universel dans /a cour. » En 1668, cette expression devait nécessairement disparaître : l'auteur corrige, à la sanguine d'abord, puis à la plume, et dit : « dans le inonde. » Plus tard, c'est-à-dire en 1669, il rétablit, d'une encre plus noire, les mots « la cour. » Dans le reste de l'œuvre les corrections et additions de ce dernier type sont assez nombreuses. Enfin elles portent jusque sur la feuille nouvelle qui avait été ajoutée en 1668 dans le troisième point (f. 181).

C(j:ci vident^ claiidi ambulant., leprosi mundantur^ et le reste ; et un peu après : Beatus... qui non fuerit sca?idalizatu5 in me !

Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés ; et bienheureux est celui qui n'est point scandalisé en moi 1

{Mat th., XI, 6.)

JESUS-CHRIST interrogé dans notre Evangile par les disciples de saint Jean-Baptiste, s'il est ce Messie que l'on attendait, et ce Dieu qui devait venir en personne pour sauver la nature humaine. Tic es qui venturtcs es ?

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