Var. à la naissance des enfants de Dieu
2. En marge : Eademque postea Joanni evangelistœ est tradita co?tjugiuin nescienti. Unde non niiror prœ ceteris locutuni ?nysteria divina^ cui prœsto crat aida cœlestiuni sacramejitortun (S. Ambr., de Instit. Virgin.^ cap. vu).
3. Var. qu'elle est par ses pieuses intercessions — que la charité de Marie est — un instrument général des opérations de la grâce.
4. Première re'daction : Je veux croire avec vous, messieurs, qu'elle n'a jamais eu de péché, elle qui, comme dit Pierre Chrysologue, était engagée au Sauveur JÉSUS, et marquée pour lui par le Saint-Esprit dès le premier moment de son être : Provolat ad sponsamfestinus interpres., ut humanœ desponsionis arceat et suspe?idat effectum ; nequc auferat ab Joseph virginem, sed reddat Chris to cui est
6 14 AVENT DE SAINT-GERxMAIN.
autre peut parler pour nous plus utilement que cette divine Mère ? C'est à elle qu'il appartient de parler au cœur de son Fils, où elle trouve une si fidèle correspondance. Les sentiments de la nature sont relevés et perfectionnés, mais non éteints dans la gloire ; ainsi elle ne craindra pas d'être refusée. « L'amour du Fils parle pour les vœux de la Mère ('), la nature elle-même le sollicite en sa faveur; on cède facilement aux prières, quand on est déjà gagné par son amour même : » Affectus ipse pro te orat, natui^a ipsa tibi postulat... : cito a7îmnint qui suo ipsi a^nore superantur {^). Par conséquent, mes frères, nous avons appuyé la dévotion envers Ta Vierge bienheureuse sur un fondement solide et inébranlable. Puisqu'elle est si bien fondée, anathème à qui la nie, il ôte aux chrétiens un si grand secours ! anathème à qui la diminue, il affaiblit les sentiments de la piété. Dirai-je anathème à qui en abuse ? Non, mes frères, ils sont enfants de l'Église ; soumis à ses décrets, quoique ignorants de ses maximes : ne les soumettons pas à nos anathèmes, mais instruisons-les de ses règles. Car quel serait notre aveuglement, si, après avoir posé un fondement si solide, nous bâtissions dessus de vaines et superstitieuses pratiques .'^ Après donc que nous avons fondé nos dévotions, apprenons à les rectifier, et réglons-en l'exercice par les maximes de l'Eglise. Je vous dirai, chrétiens, en peu de paroles, quel culte nous devons à Dieu, à la sainte Vierge, à tous les esprits bienheureux ; et c'est ma seconde partie.
SECOND POINT
La règle fondamentale du culte religieux, c'est qu'il dérive (^) de Dieu, et qu'il y retourne en se répandant sur ses saints, sans se séparer de lui (^). La rt^ligion nous
a. Salvian., Epist. IV {Ypatio et Quieiœ). pignorata cu7n fieret. (Petr. ChrysoL, Serm. CXL, de Annunt.) — Bossuet trouvera dans le second point une meilleure occasion d'insinuer une croyance, qui, sans être encore un point de foi, lui était toujours chère. Cf. le sermon de l'année précédente, p. 385-397,
1. Var. l'amour du Fils reçoit agréablement les prières d'une mère.