Var. qu'il sort
3. Edit, La règle fondamentale de l'honneur que nous rendons à la sainte
unit à Dieu ; c'est de là qu'elle prend son nom, comme dit saint Augustin, et c'est par là qu'elle est définie : Religio, qiiod nos religet oinnipotenti Deo ('*). Ainsi toute notre dév^otion pour la sainte Vierge est inutile et superstitieuse, si elle ne nous conduit à Dieu pour le posséder éternellement, et jouir de l'héritage céleste. Voilà la règle générale (') : mais, pour descendre à des instructions plus particulières, je remarquerai quelques différences entre le culte des chrétiens et celui des idolâtres ; et quoiqu'il semble peu nécessaire de combattre les anciennes erreurs de l'idolâtrie dans cette grande lumière du christianisme, toutefois la vérité paraîtra plus claire par cette opposition. Donc, mes frères, pour toucher d'abord le principe de tout le mal, les anciens, ne connaissant pas la force du nom de Dieu, qui ne conserve sa grandeur et sa majesté que dans l'unité seule, ont divisé la divinité par ses attributs et par ses fonctions différentes, et ensuite par les éléments et les autres parties du monde, dont ils ont fait un partage entre les aînés et les cadets, comme d'une terre et d'un héritage : le ciel comme le plus noble et le principal domicile étant demeuré à leur Jupiter, et le reste étant échu à ses frères et à ses sœurs, comme si la possession du monde pouvait être séparée en lots (''), ou que Dieu eût été obligé d'aliéner son domaine, et d'en laisser à d'autres le gouvernement et la jouissance. Ne (^) pensez
a. De ver. Reltg.^ n. 113 ; De Civit. Dei, lib. X, cap. m. (Vid. tamen Retract., I, XIII, 9.)
Vierge et aux bienheureux esprits, c'est que nous le devons raj>porter tout entier à Dieu et à notre salut éternel. Car s'il n'était rapporté à Dieu, ce serait un acte purement humain, et non un acte de religion : et nous savons que les saints, étant pleins de Dieu et de sa gloire, ne reçoivent pas {var. ne souffrent pas) des civilités purement humaines. — Première rédaction, remplacée par notre texte. Les éditeurs interpolent celui-ci un peu plus bas.
1. C'est ici qu'on a imaginé de placer la correction qui se rapportait au début. On a ainsi celte phrase artificielle : i. Voilà la règle générale du culte religieux., âest qu'il dérive (var. sort) de Dieu., et qu'il y retourne en se répandant sur ses saints^ sans se séparer de lui. Mais... »