Var. qu'ils n'ont point — qu'ils ont peu de consistance
4. Anciennes édit. en une amertume infinie. — Deux mots à supprimer. M. Gazier le fait, mais en mettant amertume au pluriel-
SUR l'enfant prodigue. 65
autre changement, qui n'est pas moins remarquable : la longue suite de ses malheurs l'ayant fait rentrer en lui-même, il retourne enfin à son père, repentant et affligé de tous ses désordres ; et, reçu dans ses bonnes grâces, il recouvre par ses larmes et par ses regrets ce que ses joies dissolues lui avaient fait perdre. Etranges vicissitudes ! Plongé par ses plaisirs déréglés dans un abîme de douleurs, il rentre par sa douleur même dans la tranquille possession d'une joie parfaite. Tel est le miracle de la pénitence. C'est (') ce qui me donne lieu, chrétiens, de vous faire voir aujourd'hui, dans l'égarement et dans le retour de ce Prodigue, ces deux vérités importantes : les plaisirs, sources de douleurs ; et les douleurs, sources fécondes de nouveaux plaisirs. C'est le partage de ce discours, et le sujet de vos attentions.
PREMIER POINT
L'apôtre saint Paul a prononcé que « tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ souffriront persécution : » Omnes qui pie volunt vivere in Christo J esu, persecutionem patientur {^). L'Eglise était encore dans son enfance, et déjà toutes les puissances du monde s'armaient contre elle. Mais ne vous persuadez pas qu'elle ne fût persécutée que par les tyrans, ennemis déclarés du christianisme (^). Chacun de ses enfants était soi-même son persécuteur. Pendant qu'on affichait dans (^) toutes les places publiques des sentences et des proscriptions contre les fidèles, eux-mêmes se condamnaient d'une autre sorte. Si les empereurs les exilaient de leur patrie, tout le monde leur était un exil ; ils s'ordonnaient à eux-mêmes de ne s'attacher ('^) nulle part, et de n'établir
^.11 Tim.^ III, 12.
1. Var. C'est ce qui me porte, messieurs, à Anciennes édit. et c'est... —
Et est effacé.
2. Var. ennemis du nom chrétien. — M. Gazier croit, à tort, selon nous, devoir renvoyer aussi en variante le mot tyrans^ au nom de la grammaire. Nous admettons qu'après la correction, enyiemis a cessé d'être adjectif; mais les quatre derniers mots de la phrase sont devenus une apposition. Une phrase, qu'on lira plus loin, prouve d'ailleurs que ce mot doit être maintenu : « Les tyrans^ dont nous parlions tout à l'heure, ont-ils jamais inventé... .'' >
3. Deforis^ç^iz. : à tous les poteaux et dans... — Cinq mots effacés, que nous supprimons, avec M. Gazier.