Var. les mauvaises mœurs, mais l'on ne s'émeut
4. Èdit. à droite et à gauche, — Nous avons vu plusieurs fois déjà la locution qu'on corrige ainsi arbitrairement et sans nécessité.
rentre profondément en sa conscience et s'applique tout ce qui se dit : Ad se adjiciet. C'est là tout le fruit des discours sacrés. Pendant que l'Évangile parle à tous, chacun se doit parler en particulier, confesser humblement ses fautes, reconnaître la honte de ses actions, trembler dans la vue de ses périls. Ouvrez donc les yeux sur vous-mêmes, et n'appréhendez jamais de connaître vos péchés. Vous avez un moyen facile d'en obtenir le pardon : « Remettez, dit le Fils de Dieu (f), et il vous sera remis; » pardonnez, et il vous sera pardonné.
TROISIÈME POINT
C'est à quoi je vous exhorte, mes frères, sur la fin de ce discours. Car, après vous avoir montré la nécessité de reconnaîtrevos fautes, il est juste de vous donner aussi les remèdes; et le pardon des injures en est un des plus efficaces. A la vérité, chrétiens, il y a sujet de s'étonner que les hommes pèchent si hardiment à la vue (') du ciel et de la terre, et qu'ils craignent si peu un Dieu si juste ; mais je m'étonne beaucoup davantage que, pendant que nous multiplions nos iniquités par-dessus les sablons de la mer, et que nous avons tant besoin que Dieu nous soit bon et indulgent,nous soyons nous-mêmes si rigoureux (^). Quelle indignité et quelle injustice ! Nous voulons que Dieu souffre tout de nous, et nous ne pouvons rien souffrir de personne. Nous exagérons sans mesure les fautes qu'on fait contre nous; et l'homme, ver de terre, croit que le presser tant soit peu du pied c'est un attentat énorme, pendant qu'il compte pour rien ce qu'il entreprend hautement contre là souveraine majesté de Dieu et contre les droits de son empire ! Mort-els aveugles et misérables, serons-nous toujours si sensibles et si délicats .^ Jamais n'ouvrirons-nous les yeux à la vérité ^ jamais ne comprendrons-nous que celui qui nous fait injure est toujours beaucoup plus à plaindre que nous qui la recevons.^ que lui-même,
a. Luc, VI, ^-j,