‹ Œuvres oratoires de BossuetChapitre 122 sur 441 · Coloss., iii, 4. 3. Édit. : Et ne comprenez-vous · texte numérisé non relu

Coloss., iii, 4. 3. Édit. : Et ne comprenez-vous

2. Apoc, III, 21. Bossuet: ut se- pas... ? — Mais Bossuet écrit soudeat. vent et pour eh ou hé !

donne aisément : à peine y pensons-nous. Venons-nous à la perdre? il faut avoir recours aux larmes et aux travaux de la pénitence. Que s'il est vrai qu'il se rende toujours plus difficile, ô Dieu ! où en sommes-nous, Chrétiens, nous qui l'avons tant de fois reçue et tant de fois méprisée? Combien s'en faut-il que notre santé ne soit entièrement désespérée ? Tertullian dit que ceux qui craignent d'offenser Dieu après avoir reçu la rémission de leur faute, « appréhendent d'être à charge à la miséricorde divine: Xolunt divinse misericordiœ oneri esse 1.» Donc ceux qui ne le craignent pas sont à charge à la miséricorde divine2.

Tu crois, [Pécheur endurci,] que Dieu sera toujours bien aise de te recevoir ; sache que tu es à charge à sa miséricorde ; qu'il ne te fait, pour ainsi dire, du bien qu'à regret, et que, si tu continues, il se défera de "toi et ne te permettra pas de te jouer ainsi de ses dons.

C'est une parole effroyable des Pères du concile d'Elvire : « Ceux, disent-ils, qui, après la pénitence, retourneront à leur faute, qu'on ne leur rende pas la communion, même à l'extrémité de la vie ; de peur qu'ils ne semblent se jouer de nos saints mystères, ne lusisse de Dominica communione videantur3. » Cette raison est

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