Éilit. : que. suit. » i Croissez clone.) Cf. p
2. Ici nouvel emprunt : « Je sais 3. Var. : vous savez combien elle bien, et le reste à la p. 21 ->- jusque* est sensible.
à la p. 24 +. Après quoi ce qui s'en-
heureuse Marie aime son Fils tout entier, quelqu'un de la compagnie pourra-il désavouer1 une vérité si plausible? Par conséquent, ce Fils qu'elle chérissait tant, elle le chérissait comme un Homme-Dieu : et d'autant que ce mystère n'a rien de semblable sur la terre, je suis contraint d'élever bien haut mon esprit pour avoir recours à un grand exemple, je veux dire à l'exemple du Père éternel.
Depuis que l'humanité a été unie à la personne du Verbe, elle est devenue l'objet nécessaire des complaisances du Père. Ces vérités sont hautes, je l'avoue ; mais, comme ce sont des maximes fondamentales du christianisme, il est important qu'elles soient entendues de tous les fidèles ; et je ne veux rien avancer, que je n'en allègue la preuve par les Écritures. Dites-moi, s'il vous plaît, Chrétiens, quand cette voix miraculeuse éclata sur le Thabor de la part de Dieu : Cehii-ci est mon Fils bienaimé, dans lequel je me suis plu 2, de qui pensez-vous que parlât le Père éternel? n'était-ce pas de ce Dieu revêtu de chair, qui paraissait tout resplendissant aux yeux des apôtres? Cela étant ainsi, vous voyez bien, par une déclaration si authentique, qu'il étend son amour paternel jusqu'à l'humanité de son Fils ; et [U 'ayant uni si étroitement la nature humaine avec la divine, il ne les veut plus séparer dans son affection. Aussi est-ce là, si nous l'entendons bien, tout le fondement de notre espérance, quand nous considérons que Jésus, qui est homme tout ainsi que nous, est reconnu et aimé de Dieu comme son Fils propre.
Ne vous offensez pas, si je dis qu'il y a quelque chose de pareil dans l'affection de la sainte Vierge, et que son amour embrasse tout ensemble la divinité et l'humanité de son Fils, que la main puissante de Dieu a si bien unies. Car Dieu, par un conseil admirable, ayant jugé à propos que la Vierge engendrât dans le temps celui qu'il engendre continuellement dans l'éternité, il l'a, par ce moyen, associée en quelque façon à sa génération éternelle. Fidèles, entendez ce mystère. C'est l'associer à sa génération, que de la faire mère d'un même Fils avec lui. Partant, puisqu'il l'a comme associée à sa génération éternelle, il était convenable qu'il coulât en même temps dans son sein quelque étincelle de cet amour infini qu'il a pour son Fils. Cela est bien digne de t;a sagesse. Comme sa providence dispose toute chose avec une justesse admirable, il fallait qu'il imprimât flans le cœur de la sainte Vierge une affection qui passât de bien loin la nature, et qui allât jusqu'au dernier degré de la grâce, afin qu'elle eût pour son Fils des sentiments diurnes d'une mère de Dieu, et dignes d'un Homme-Dieu.
Après cela, ô Marie, quand j'aurais l'esprit d'un ange, et de la plus sublime hiérarchie, mes conceptions seraient trop ravalées pour comprendre l'union très parfaite du Père éternel avec vous. Dieu a tant aimé le monde, dit notre Sauveur3, qu'il lui a donné son Fils unique. Et, en effet, comme remarque l'Apôtre4,