SERMON POUR LA VEILLE DE LA FÊTE DE LA
décembre 1652.
M. Gandar (Bossuet orateur, p. 161) compte ce discours * parmi ceux de l'année 1656. L'étude de l'orthographe de Bossuet a démontré l'impossibilité d'admettre cette date. En 1656, Bossuet était revenu à l'orthographe commune, étymologique dans son ensemble ; au contraire, ce sermon nous montre l'épanouissement des formes phonétiques dans les mots sujets à variations chez Bossuet. (Voy. le Tableau orthographique au t. VII ; et l'Histoire critique de la Prédication de Bossuet, p. 117 et 130). Il contient même des particularités qui ne permettent de le placer qu'à la fin de 1652. Si ce discours fut prononcé à Navarre, comme on l'a cru2, il faut supposer un voyage de Bossuet à Paris, dont le souvenir ne nous aura pas été conservé.
Sommaire3. — Tota pulchra es.
Quod natum est ex carne, caro est (p. 3, 4). — Dieu fait des choses contre l'ordre commun (p. 4, 5). — Les grâces faites à Marie sont sans conséquence (p. 6, 7) . — Faut distinguer Jésus- Christ d'avec Marie, mais aussi Marie d'avec les autres (p. 8) ; — et que le péché soit vaincu partout (p. 9) . — Le futur, présent à Dieu (Tertull.) (p. 10, 11). — Il agit en homme avant l'Incarnation (Tertull.) : donc en fils avant qu'il le soit (p. 11, 12).
Réflexion sur le vice de notre origine et sur la faiblesse de la convoitise (p. 14,15) . — La nature se perd en présumant de se guérir. Nous ne voulons le bien qu'imparfaitement. La loi, les préceptes, appareil externe : il faut un remède au dedans, la grâce; volonté imparfaite, et non pleine. Maladie de la nature. (Voyez p. 15.)
Tota pulchra es, arnica mea.
[Cant., iv, 7.]
[P. 1] Si le nom de Marie vous est cher, si vous aimez sa gloire, si vous prenez plaisir de célébrer ses louanges,