Ms. : tous de terre et de boue. au t. VII
la pénitence, et qu'elle [s] * en occupent l'entrée pour faire de la débauche un chemin à la piété? C'est pourquoi je ne m'étonne pas si nous n'en avons que la montre et quelques [p. 38] froides grimaces. Car c'est une chose certaine : la chute de la pénitence au libertinage est bien aisée ; mais de remonter du libertinage à la pénitence, mais, sitôt après s'être rassasiés des fausses douceurs de l'un, goûter l'amertume de l'autre, c'est ce que la corruption de notre nature ne saurait souffrir. Vous donc, Ames chrétiennes, vous à qui notre Sauveur Jésus a donné quelque amour pour sa sainte doctrine, demeurez toujours dans sa crainte : qu'il n'y ait aucun jour qui puisse diminuer quelque chose de votre modestie ni de votre retenue. Étudiez vos voies avec le Prophète ; tournez avec lui vos pas aux témoignages de Dieu : sans doute vous y trouverez et la certitude, et la règle, et l'immobile repos qui se commencera sur la terre pour être consommé dans le ciel. Amen.
1. Édit. : « ils en occupent l'entrée. )) — Ce ils au ms. se rapporte à un autre tour de phrase, que l'auteur a abandonné : « La licence et le libertinage ont entrepris... on dirait qu'ils... )> — Il faut reprendre le mot elle de la première rédaction, è, laquelle l'auteur est revenu, et le
mettre au pluriel. MM. Gandar et Gazier conservent ils, et l'entendent des jours vraiment infâmes.
Mais cette interprétation est un peu violente : et les explications que nous venons de donner d'après le manuscrit en montrent d'ailleurs l'inutilité.