Ps. xcvm, 1. 4. Judic, xiil
2. Ps. cxiii, lfi. ' 5. Hebr., IX, 8. S. I Tim., VI, 16. 6. Hebr.. vi, 19.
en ce divin sanctuaire, que celte secrète et. inaccessible demeure de Dieu, dont les hommes étaient exclus pour jamais, a été ouverte à Jésus-Christ homme, qui y a porté les prémices de notre nature. Et voyez cette vérité figurée par une admirable cérémonie de la Loi, que l'Apôtre nous explique de mot à mot dans le même chapitre neuvième aux Hébreux. Je vous prie, rendezvous attentifs et écoutez la plus belle figure, la plus exacte, la plus littérale, qui nous ait jamais été proposée.
Ce lieu si caché, si impénétrable, il était ouvert une fois l'année ; mais il n'était ouvert qu'un moment et à une seule personne, qui était le grand sacrificateur. Car, d'autant que la fonction du pontife, c'est de s'approcher de Dieu pour le peuple, il semblait bien raisonnable, mes Sœurs, que le souverain prêtre de l'ancienne loi entrât quelquefois dans le sanctuaire, où Dieu daignait habiter pour lors. Aussi lui est-il ordonné, dans le Lévitique 1, d'entrer dans le Saint des saints une fois l'année. Mais d'autant que le pontife des Juifs était, lui-même un homme pécheur, avant que de s'approcher de ce lieu, que Dieu avait rempli de sa gloire, il fallait qu'il se purifiât par des sacrifices. Représentez-vous toute cette cérémonie, qui est comme une histoire du Sauveur Jésus : figurez-vous que cet unique moment est venu, où le pontife doit entrer dans le Saint des saints, qu'il ne re verra plus de toute l'année, de peur qu'il ne meure : car telle est la rigueur de la loi. Voyez-le dans le premier tabernacle, qui sacrifie deux victimes, pour ses péchés et pour les péchés du peuple qui l'environne; considérez-le faisant sa prière et se préparant, d'entrer en ce lieu terrible2. Après ces sacrifices offerts, lui reste-t-il encore quelque chose à faire, et peut-il pas désormais s'approcher de l'arche? Non, Fidèles: s'il en approche ainsi, il est mort ; la majesté de Dieu le fera périr. Comment donc? Remarquez ceci, je vous prie : qu'il prenne le sang de la victime immolée, qu'il le porte avec lui devant Dieu dans le sanctuaire, qu'il y trempe ses doigts, et Dieu le regardera d'un bon