Hebr., ix, 22. par Deforis. Ko us nous bornons à
4. Cette petite phrase incomplète ce qu'il y a d'indispensable, et de est une addition interlinéaire. Bos- plus simple.
coureur : Jésus, dit-il, notre avant-coureur, est entré pour nous.
Les évangélistes remarquent qu'au moment que- Jésus-Christ expira, ce voile dont je vous ai parlé tant de fois, qui était entre le Lieu saint et le Lieu très saint, fut déchiré entièrement et de haut en bas1. O merveilleuse suite de nos mystères ! Jésus-Christ étant mort, il n'y a plus de voile. Le pontife le tirait pour entrer ; le sang de Jésus-Christ le déchire, il n'y en a plus désormais : le Saint des saints sera découvert ; de haut en bas le voile est rompu. Et n'est-ce pas ce que dit l'Apôtre en la seconde aux Corinthiens, chap. ni : Il y avait tin voile, dit-il, devant les yeux du peuple charnel : pour nous, qui sommes le peuple spirituel, nous contemplons a face découverte la gloire de Dieu2 ? Vous me direz peut-être que nous avons aussi le voile de la foi qui nous couvre ; mais il m'est aisé de répondre. Il est vrai que nos yeux ne pénètrent pas encore au dedans du voile ; mais notre espérance y pénètre, il n'y a aucune obscurité qui l'arrête : elle va jusqu'au plus intime secret de Dieu. Et pourquoi? C'est parce qu'elle va après Jésus-Christ, parce qu'elle le suit, qu'elle s'y attache. L'Apôtre nous l'explique dans notre texte: Tenons ferme, dit-il3, mes chers Frères, dans l'espérance que nous avons, qui pénètre jusques au dedans du voile où Jésus, notre précurseur, est entré pour nous. Ha ! nous n'avons point un pontife qui ne puisse pas nous introduire dans le sanctuaire. Comme Jésus y est entré, nous y entrerons.
Et toutefois, pour accomplir de point en point l'ancienne figure, nous y entrerons tous, et il n'y aura que le pontife qui entrera. Dieu éternel ! qui entendra ce mystère? Oui, Fidèles, je le dis encore une fois, il n'y a que Jésus-Christ seul qui entre en4 la gloire. Écoutez le Sauveur lui-même, en saint Jean, chapitre ni : Nid ne monte au ciel, nous dit-il, excepté celui qui est descendu du ciel, le Fils de Vhomme qui est au ciel. Nul ne monte au ciel, que celui qui est descendu du ciel»
1. Matth., xxvn, 51 ; Marc, xv, 3. Hebr., vi, 19, 20 38 ; Luc, XXIII, 45. 4. Édit. : dans.