JToan., xvi. 7. dre une cessation de communication
2 ' H scendra plus. — du Saint-Esprit, quand celle-ci était
mie de lecture, amenée par encore à commencer, un trait de i>!ume faussé, fait dire à m., vu, 39.
: une chose assez étrange. Le 4. Hein-., vi 20.
<Y\ in Sauveur aurait ainsi fait crain- 5. Dent., xxxn, IL
iossuet. s''
soutient. « Il étend ses ailes sur nous, et il nous porte sur ses épaules : Expandit alas suas et portavit eos in humeris suis l. » Et partant, que la terre ne nous tienne plus ; rompons les chaînes qui nous attachent, et jouissons, par un vol généreux, de la bienheureuse liberté à laquelle nos âmes soupirent. Pourquoi nous arrêtonsnous sur la terre ? Notre chef est au ciel ; lui voulonsnous arracher ses membres? Notre autel est au ciel, notre pontife est à la droite de Dieu ; c'est là donc que nos sacrifices doivent être offerts, c'est là qu'il nous faut chercher le vrai exercice de la religion chrétienne. Les philosophes du monde ont bien reconnu que notre repos ne pouvait pas être ici-bas. Maintenant que nous avons été élevés parmi des mystères si hauts, quelle est notre brutalité, si nous servons dorénavant aux désirs terrestres, après que nous sommes incorporés à ce saint pontife qui a pénétré pour nous au dedans du voile, jusqu'à la partie la plus secrète du Saint des saints 2 ? J'avoue que Jésus excuse nos fautes, parce qu'il est notre pontife et notre avocat ; mais combien serait détestable notre ingratitude, si la bonté inestimable de notre Sauveur lâchait la bride à nos convoitises ! Loin de nous une si honteuse pensée ! Mais plutôt, renonçant aux désirs charnels, rendons-nous dignes de l'honneur que Jésus nous fait de traiter nos affaires auprès de son Père ; et vivons comme il est convenable à ceux pour lesquels le Fils de Dieu prie3. Considérons que par le sang de notre pontife nous sommes nous-mêmes, comme dit saint Pierre, les sacrificateurs du Très-Haut, offrant des victimes spirituelles, agréables par Jésus-Christ* ; et puisqu'il a plu à notre Sauveur de nous faire participants de son sacerdoce, soyons saints comme notre pontife est saint. Car si, dans le Vieux Testament, celui qui violait la dignité du pontife par quelque espèce d'irrévérence était si rigoureusement châtié, quel sera le supplice de ceux qui mépriseront l'autorité de ce grand pontife auquel Dieu a dit : Vous êtes mon Fils, je vous ai aujourd'hui engendré 5 !