Peut., xxxii, 11. 4. I Petr., il
2. Hebr., vi, 19-20 et IX, 3. 5. Ps. il, 7. S Var. : intercède.
Par conséquent, mes Sœurs, obéissons fidèlement à notre pontife ; et après tant de grâces reçues, comprenons ce que dit saint Paul : qu'il sera horrible de tomber aux mains du grand Dieu vivant1, lorsque sa bonté méprisée se sera tournée en fureur. Songeons que Jésus- Christ est notre médiateur et notre avocat, mais n'oublions pas qu'il est notre juge. C'est de quoi les anges nous avertissent quand ils parlent ainsi aux apôtres : Hommes galiléens, que regardez-vous? Ce Jésus que vous avez vu monter dans le ciel, il reviendra un jour de la même sorte2. Joignons ensemble ces deux pensées: celui qui est monté pour intercéder doit descendre à la fin pour juger ; et son jugement sera d'autant plus sévère que sa miséricorde a été plus grande. Ne dédaignons donc pas la bonté de Dieu, qui nous attend à repentance depuis longtemps : dépouillons les convoitises charnelles, et nourrissons nos âmes de pensées célestes. Hé Dieu ! qu'y a-t-il pour nous sur la terre, puisque notre pontife nous ouvre le ciel? Notre avocat, notre médiateur, notre chef, notre intercesseur est au ciel : notre joie, notre amour et notre espérance, notre héritage, notre pays, notre domicile est au ciel ; notre couronne et le lieu de notre repos est au ciel, où Jésus- Christ, notre avant-coureur, entré pour nous dans le Saint des saints avec le Père et son Saint-Esprit, vit et règne aux siècles des siècle?. Amen.