X INTRODUCTION
irréprochable : MM. Gandar, Gazier, Rébelliau, Brunetière l'ont constaté comme nous.
Lâchât n'appartient ni au clergé ni à l'université. Des critiques de profession et des éditeurs classiques, faisant partie de ce dernier corps, ont contribué bien plus efficacement, mais pour une partie restreinte, à fixer le texte et la chronologie des Sermons. E. Gandar, dans son Bossuct orateur, et dans son Choix de sermons de la jeunesse de Bossuet, a le premier indiqué la vraie méthode scientifique. Il a souvent éclairci d'une manière définitive les difficultés qui se rencontraient sur son chemin. On voit quelquefois encore des critiques mettre en balance l'opinion de Lâchât et celle de Gandar: cette égalité est chose souverainement injuste. On peut prononcer sans hésitation que, toutes les fois qu'il y a dissentiment entre eux, c'est le premier qui s'est trompé: ce n'est qu'à bon escient que Gandar s'est inscrit en faux contre lui ; jamais pour le contredire systématiquement, comme lui-même avait fait à l'égard de ses prédécesseurs. On peut même dire que, sans se scandaliser autant que d'autres d'une réclame à outrance, qui prétendait faire passer pour une grande œuvre scientifique une intelligente opération commerciale, il s'est plu à ne tenir compte que des difficultés de la tâche, et de quelques améliorations réalisées, pour juger l'ensemble avec une excessive indulgence. D'autres, comme MM. Rébelliau, Brunetière, Gazier, ont apprécié l'œuvre avec beaucoup plus de sévérité, dans des préfaces ou introductions, placées en tête de nouveaux recueils de Sermons choisis. Les corrections de M. Rébelliau, surtout celles de M. Gazier, sont nombreuses et presque toujours justifiées. Quant aux éditions complètes, qui ont paru dans ces derniers temps, ce n'est autre chose qu'une combinaison, à doses inégales, de celles de Versailles, de Lâchât et de Gandar. Telles sont les éditions publiées, en 1870, chez Guérin, à Bar-le-Duc (d'abord chez Martin-Beaupré) ; chez Garnier, à Paris, 1870-1874 ; chez Briday, à Lyon, en 1877. A l'heure présente, il reste encore à corriger de lourdes bévues, dont il est inutile de recommencer l'énumération contenue dans notre Histoire critique. Nous signalerons du