‹ Œuvres pastorales de Mgr BessonChapitre 20 sur 41 · ALLOCUTION A L'OUVERTURE DES ÉCOLES LIBRES · texte numérisé non relu

ALLOCUTION A L'OUVERTURE DES ÉCOLES LIBRES

échos. Nos amis ne vous connaissent pas, mais ils vous aiment parce que vous avez souffert pour la religion, pour la justice et pour la liberté.

Voilà donc la gratuité de nos écoles assurée pour trois mois. J'ai commencé l'œuvre, c'était mon devoir. Nos excellents curés la prêcheront et la continueront. Nos comités paroissiaux, formés de tout ce que Nîmes compte de plus honorable et de plus catholique parmi les fidèles, quêteront, comme les prêtres, avec la douce importunité du zèle et de l'éloquence, et enfin Dieu nous aidera, Dieu nous soutiendra, Dieu nous fera triompher.

J'implore sur vous et sur vos familles ce Dieu de toute miséricorde. C'est en lui que nous espérons, c'est de lui que nous nous autorisons pour demander, c'est pour lui que nous nous faisons pauvres et mendiants, c'est à lui, comme à l'auteur de tout don parfait, que nous rapportons, dans cette œuvre comme dans toutes les autres, toute science et toute vertu, tout courage et toute persévérance, toute louange et toute gloire, maintenant et jusqu'à la fin des siècles. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

ALLOCUTION

DE NIMES Dans rassemblée générale du 19 décembre 1880.

Vous venez d'entendre, Messieurs et bien-aimés confrères, un nouvel et éloquent éloge du Révérend Père d'Alzon, de la bouche de M. de Gastelnau. Cet éloge, on ne saura trop le refaire et on ne se lassera jamais de l'écouter. Où pouvait-il être d'ailleurs mieux placé que dans une assemblée formée, il y a plus de quarante ans, par les soins de notre vénérable Père, et qui, depuis cette époque, n'a cessé de recevoir de lui des marques éclatantes de sa bienveillance et de son dévouement? Les conférences de Saint- Vincent de Paul sont, dans la ville de Nîmes, une des filles immortelles du P. d'Alzon. Elles compteront dans la postérité de ce héros, qui a laissé son nom à tant d'oeuvres et qui a gagné tant de batailles.

Ce héros, tout gentilhomme et tout riche qu'il était, a été appelé un mendiant. C'est sa mère ellemême qui lui a donné ce titre glorieux. Un jour qu'elle était à Nîmes avec quelques-unes de ses

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