AU COLLÈGE SAINT»-STANISLAS
dans vos jeux, dans le repos de la nuit et dans les travaux du jour. Il suit, comme l'ombre, votre innocence qui sourit encore, ou votre vertu qui a triomphé dans ses premiers combats. Vous le portez à d'autres, quand vous allez visiter les pauvres et vous enquérir de leurs besoins. Les anges de la mansarde viennent à votre rencontre et reconnaissent à côté de vous les anges gardiens de votre collège, qui vous suivent dans ces pieuses visites. Donnez du pain et des vêtements; donnez des encouragements et des conseils ; donnez encore , donnez toujours ; plus vous donnerez, plus vous saurez que c'est là le bonheur.
Ce sera un bonheur pour vos mères de vous recevoir demain tout parés de lauriers. Elles verront, à votre front pur et à vos lèvres souriantes, que vous n'avez pas cessé d'être heureux, parce que vous n'avez pas cessé d'être sages. Vous les rendrez heureuses en passant auprès d'elles cle bonnes et vertueuses vacances, et en partageant votre bonheur, tous les cœurs qui le goûteront avec vous en doubleront pour vous le charme et le prix.
Si le jour du départ est, dans un collège chrétien, un jour de bonheur, le jour où l'on y revient mérite encore bien mieux d'être marqué d'un caillou blanc, selon la langue des anciens : albo notanda lapillo. Vous reviendrez dans votre cher collège Stanislas, et vous y rapporterez le bonheur. Vos maîtres, en vous embrassant, retrouveront en vous des enfants qui leur montreront un cœur plus reconnaissant que jamais, et un esprit plus soucieux que jamais du vrai, du bien et du beau. Vous retrouverez dans vos