‹ Œuvres pastorales de Mgr BessonChapitre 7 sur 41 · DE MONSEIGNEUR PAUL1NIER · texte numérisé non relu

DE MONSEIGNEUR PAUL1NIER

comme un renouvellement de foi et d'amour envers la divine Eucharistie, ramène au pied des autels ceux mêmes qui n'en connaissent plus le chemin, et suscite dans chaque paroisse, au jour marqué, une garde d'honneur où Ton se dispute, même pendant la nuit, Theure sacrée de la faction devant nos tabernacles. Après tant de pèlerinages entrepris dans les dernières années du cardinal Mathieu auprès des sanctuaires de la sainte Vierge et des saints, il en restait à faire un autre d'un caractère plus pieux encore et d'une reconnaissance encore plus légitime. C'était le pèlerinage de Faverney. La piété de notre archevêque s'y épanche en discours, en prières, en œuvres de tout genre. Cinq évêques l'accompagnent, trois cents prêtres le précèdent, vingt-cinq mille fidèles le saluent et le bénissent. Il est heureux, parce que le Dieu qu'il aime est adoré et servi dans les lieux où le plus grand des miracles modernes a démontré la présence réelle. Il y a trois ans à peine que toute la province a célébré cette fête. 0 sainte hostie de Faverney, soyez-nous propice ! Sauvez l'Eglise de Besançon, sauvez la France, et que les générations qui nous suivent proclament à leur tour avec la même foi et le même zèle que Dieu est réellement présent dans le sacrement de nos autels.

N'est-ce pas encore un trait de la piété de notre archevêque d'avoir provoqué dans cette basilique une communion d'hommes pour célébrer les solennités pascales ? Gomme son appel a été entendu et comme il s'est fatigué, dans cette chaire, à rompre le pain de la parole à la foule assemblée, à cette table, à distribuer le pain vivant descendu du ciel ! Mais les fati-

gues n'étaient rien, parce que l'amour de Dieu et des hommes lui suffisait pour tout entreprendre, tout faire, tout braver, avec ce grand cœur où l'oubli de lui-même devenait d'autant plus sensible que l'excès du zèle le rendait plus dangereux. Qui s'écoute vivre s'entend mourir. Il était contraint à s'écouter ; mais il refusait de s'entendre, de peur que les pas de la mort ne vinssent à troubler sa marche et à ralentir ses ouvrages. 0 mort ! éloigne-toi, et laisse-le encore un peu de temps à la tête d'un clergé et d'un peuple dont il a conquis l'amour : Dilectus Deo et hominibus, cujus memoria in benedictione erit.

Que d'ouvrages qu'il voudrait achever ! Ce n'est pas assez qu'il ait pu mettre la dernière main à cette cathédrale et lui rendre son antique et sévère parure, ni qu'il ait terminé l'église de Montbéliard, en couronnant, par un sanctuaire magnifique, une entreprise où son illustre prédécesseur s'est consumé pendant vingt-cinq ans. Héricourt, Badevel, Gharmont, Ghagey, Hérimoncourt, attendent aussi leur église. Le sol est acheté, les plans sont dressés, la prévoyance du prélat a réuni les ressources nécessaires, et le nom de Justin, donné à un de ces nouveaux temples, attestera la sollicitude du fondateur pour l'œuvre des pays mixtes. Encore un peu de temps, et ses vœux et les nôtres seront comblés, car on creusera à Saint- Ferjeux les fondements de la basilique promise à nos saints apôtres. L'archevêque souhaite plus que personne de voir ce jour, heureux entre tous les jours. Il prépare, il dispose, il ordonne. 0 mort ! encore un peu de temps, et toute la Comté tressaillira d'une sainte joie au premier coup de pioche qui sera donné

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dans les catacombes sacrées d'où la foi de nos pères est sortie, après trois siècles de persécution, toute parée et toute resplendissante du sang des martyrs.

Mais notre archevêque n'a-t-il pas encore une autre mission à remplir? Et qui est plus capable que lui, tant il a de science et de piété, de garder sur le siège de Besancon cet équilibre parfait qui est devenu une vertu si nécessaire aux premiers pasteurs dans les temps troublés qui commencent? Sa modération égale son ardeur. Il n'a pas dit un mot, il n'a pas laissé échapper une ligne qui puisse paraître à personne ou une provocation ou une injure. Tout entier à son saint ministère, il est non seulement écouté, mais consulté dans les questions délicates qui s'agitent entre l'Etat et l'Eglise. Les représentants du pouvoir lui rendent ce témoignage, à mesure qu'ils se succèdent au timon des affaires, qu'il a été pour tout le monde d'un abord facile, d'un accueil gracieux, d'un commerce sûr, d'un conseil excellent, d'une parfaite mesure. Sa charité se refuse à croire au mal, et il faudrait lui en donner mille preuves pour lui ôter l'espoir de le guérir. Ses prévenances font souvent bien plus que n'auraient pu faire la raideur ou l'éloignement. Il voit des roseaux à demi brisés, et sa main paternelle se garde bien de les rompre. Il voit la mèche qui fume encore, et son pied se détourne de peur de l'éteindre et de l'écraser.

A Dieu ne plaise qu'il songe à concilier la lumière avec les ténèbres, et à transiger sur les principes ni sur les devoirs! Mais qu'on n'appelle point transaction ce qui n'est que douceur, modération, charité. Qu'on ne confonde point la politique qui passe avec la reli-

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gion qui demeure. 0 Père ! vous vous inspiriez pour souffrir, pour compatir et pour attendre, des enseignements et des exemples du Père commun de la chrétienté. En publiant si fidèlement ses encycliques, vous faisiez passer dans vos commentaires cette vive lumière, cette douce chaleur, cette haute raison, qui éclatent avec tant de grandeur dans la parole sortie du Vatican. Vous étiez, comme Léon XIII, prêt à tous les sacrifices possibles comme à toutes les résistances nécessaires. Rien n'effraie celui qui aime Dieu et les hommes et qui en est aimé. Rien ne déconcerte celui qui veut servir et non être servi. On peut , diminuer son rang, le reléguer dans une condition civile inférieure à sa dignité, lui ôter publiquement les titres que le respect lui donne et qu'il ne demandera jamais lui-même ; cet abaissement empêche-t-il d'aimer son peuple, de lui faire du bien, d'être tout à tous, et de demeurer vis-à-vis des puissances du monde, avec l'autorité que l'on tient non pas de la terre, mais du ciel, non pas des hommes, mais de Dieu ? Non 1 personne n'arrachera de nos fronts le caractère que Dieu y a imprimé lui-même ; personne n'arrachera de nos cœurs les entrailles de miséricorde et d'amour que Dieu y fait palpiter et frémir dans les tressaillements de la charité. Là où l'évêque ne présidera plus, il sera toujours utile, toujours nécessaire à son clergé et à son peuple : Plus prodesse quam prseesse.

Puisqu'il faut en venir à ces jours d'épreuve que nous voudrions déchirer dans le livre de notre histoire et dont il faut dire hautement : Excidat Ma dies xvo ! ayons du moins le courage, moi de rappeler,

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vous d'entendre, ce que l'archevêque de Besançon a eu le courage de faire. Il est allé s'enfermer dans le cloître où les disciples de saint François attendaient l'arrêt de leur bannissement, et quand la porte de ce couvent a été forcée, on Fa trouvé debout, en habits pontificaux, une protestation à la main, sans récriminations, sans injure, sans menace, dans l'attitude à la fois éplorée et majestueuse qui convient au représentant de la justice, de l'honneur et de la liberté. Il est sorti de ce cloître violé, tenant dans ses mains le saint Sacrement de l'autel, et il l'a rapporté dans cette enceinte avec les supplications de sa charité mêlées aux saintes indignations de la foi. Il me semble voir les Rohan et les Mathieu se lever de leur tombe, venir à sa rencontre, et saluer dans ce pontife le légitime héritier de leur siège et le noble continuateur de leurs vertus : Rohan, qui a été dans ces murs la victime de l'égarement et de l'ingratitude du peuple ; Mathieu, qui est allé s'offrir en otage aux persécuteurs de 1830 pour racheter la vie du magnanime Quélen, et qui, le 7 janvier 1865, montant dans cette chaire, en dépit de l'injustice des lois et de la défense des hommes, lisait, pour obéir au pape, l'encyclique interdite à la chaire française par les légistes du second empire. 0 Dieu, donnez-nous des pontifes qui imitent ces grandes vertus ! Faites que les archevêques de Besançon se souviennent toujours que notre dernier cardinal, après avoir appris sa condamnation, a répondu au ministre qui la lui signifiait : « Voilà que je commence à devenir évêque *. »

1 Lettre du cardinal Mathieu à M. Baroche, garde des sceaux, après sa condamnation par io conseil d'Etat, 17 février 1865.

La plume de votre dernier pasteur s'est brisée dans un suprême effort auquel tout l'univers catholique s'est associé par ses applaudissements. Il a signalé, flétri, stigmatisé la secte victorieuse qui, avec ses cent mille loges et ses cinquante millions d'adeptes, gouverne aujourd'hui l'univers entier, de l'Angleterre aux Grandes-Indes, et des steppes de la Russie aux plaines de la Chine, et tient sous sa domination les empires rendus comme stupides. Il vous a supplié d'écouter l'Eglise qui se débat contre la franc-maçonnerie dans une lutte dont l'issue n'est pas douteuse pour votre foi, mais où il vous faut sacrifier, plutôt que de vous perdre, argent, places, influence, tout, jusqu'au pain du jour, pour garder, avec un front serein et une conscience tranquille, la liberté des enfants de Dieu.

Ce fut le dernier et le plus beau de ses mandements. Son dernier sermon, il l'a donné, en échange d'un peu d'or et de beaucoup de prières, aux dominicaines de Béthanie, dont il était allé se faire à Paris, dans l'église de Saint-Augustin, l'éloquent avocat et l'irrésistible intercesseur. Là on l'a vu pâlir dans la chaire, comme s'il eût été averti et touché par la main de la mort. 0 mort ! éloigne-toi et laisse-nous jouir encore de son dernier sourire et clés derniers traits de son amour. Il revient épuisé, hors de lui, perdant haleine et comme anéanti sous le coup qui l'a frappé. Et cependant il veut présider la station de carême, entreprendre ses tournées pastorales dès le lendemain de Pâques, et traîner, de confirmation en confirmation, les derniers restes d'une vie épuisée au service de Dieu et du prochain. L'église de Saint-Pierre a eu

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son dernier effort. Sa main verse encore les flots du sa^int chrême, mais sa bouche presque muette ne peut plus que prononcer les paroles du sacrement. Les prêtres réunis en retraite ecclésiastique Font vu pour la dernière fois ; et là les mots d'adieu et de prières tombent encore de ses lèvres décolorées. Il faut quitter Besançon et chercher, sous le ciel natal, si les soins maternels d'une sœur, les délicatesses de l'amitié voilée sous les traits de la science, l'air et le soleil dont son corps s'est nourri, ne ranimeront pas dans cette lampe qui s'éteint une lumière qui aurait dû jeter tant d'éclat encore sur le chandelier de l'Eglise.

Que n'avons-nous pas demandé, espéré, presque obtenu? Un jour, nous étions tout entiers au bonheur de le revoir; le lendemain, on nous condamnait à de mortelles inquiétudes. Il demeurait cependant notre pontife et notre père ; il commandait du fond de son lit de douleur ; il gouvernait mieux que jamais comme il avait souhaité de le faire. Quelle touchante vérification de sa devise ! Ne cherchez plus ici celui qui préside ; Pézenas nous garde celui qui est utile encore : Plus prodesse quam prœesse. Il s'offrait pour le salut de son peuple, en victime d'expiation, et Dieu seul, à qui il devenait chaque jour plus agréable, sait combien ses souffrances noblement supportées, ses crises aiguës d'où il sortait victorieux à force de baiser la croix, vous ont épargné de maux, en détournant sur sa propre tête les expiations, hélas ! si méritées auxquelles vos fautes vous condamnent. Les Moïses tremblent, pâlissent, s'épuisent, se troublent quelquefois, souffrent toujours, à conduire les tribus

d'Israël. Mais cette agonie mystérieuse est le salut même du prêtre et du peuple. A la croix ! à la croix ! c'est là que Jésus, le pontife suprême, appelle et tient les pontifes qu'il veut couronner du diadème éternel, et chaque épine qui s'enfonce dans leur tête sacrée fait jaillir une source de grâce où les brebis viennent s'abreuver du sang du pasteur. A la croix ! à la croix ! votre archevêque le demande lui-même dans l'intérêt de l'Eglise et pour le salut du souverain pontife, quand, déplorant dans une lettre sublime l'attentat sacrilège auquel les cendres de Pie IX ont été en proie, il offre sa vie pour sauver celle de Léon XIII et prie le Seigneur de diminuer le nombre de ses jours pour ajouter à ceux de son vicaire.

Il descendit cependant de ce calvaire et il reprit la route de Besançon. Il se disait qu'il y reviendrait à petites journées, et qu'au bout de quelques haltes il lui serait donné de s'asseoir encore au chevet de cette Eglise pour en figurer la pierre immortelle qui est Jésus-Christ. 0 mort ! je t'en conjure , détournetoi de cette route et laisse-nous la joie de le revoir encore un jour et de l'entendre encore une fois. Mais l'implacable mort était sans oreilles. Elle l'avertit, elle l'arrête à sa première étape, il faut rentrer à Pézenas, et il ne lui reste plus qu'à mourir.

Il mourra donc, avec tous les sentiments d'un époux pour l'Eglise qui est son épouse, d'un père pour les sept cent mille âmes qui sont ses enfants. Quand il ne peut plus en parler, il veut qu'on lui en parle encore. « Parlez-moi donc de Besançon, disait-il à son plus cher confident, dont une haute prélature a ré-

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compensé le rare mérite 1 ; parlez-moi donc de Besançon. » Ses yeux sont tournés vers le ciel, mais ses bras s'étendent vers vous comme si, malgré la distance, ils pouvaient vous serrer et vous embrasser encore. Quelle foi et quelle piété ! Léon XIII, averti qu'il entre en agonie, le bénit dans cette épreuve suprême. Notre archevêque en est saintement ému, il retrouve un moment ses forces, il se met à genoux pour recevoir cette précieuse bénédiction, il presse sur son cœur la dépêche qui l'annonce, et il s'écrie qu'il n'a plus qu'à mourir : Nunc dimittis servum tuum, Domine.

Non, vénéré père, il vous reste à bénir encore. Il bénit tout son clergé et tout son peuple, toutes ses communautés, toutes ses paroisses, ses missionnaires diocésains, ses religieux dispersés par Forage, tous ses serviteurs, tous ses amis. Il bénit sa maîtrise, objet si spécial de sa tendresse; ses petits séminaires, dont il a appris avec tant de joie l'heureuse rentrée ; ses collèges de la Chapelle et de Besançon, qui se partagent son cœur avec tant d'empire que chacun d'eux cependant le possède tout entier. Il bénit d'un air majestueux, d'une main large et d'un bras étendu, comme pour bénir avec plus d'amour. Mais tout à coup son front s'illumine, un soudain rayon a percé la nue, et le voilà transporté par avance dans les cieux entr'ouverts à ses regards. Ecoutez, il s'y déclare heureux, il nomme ceux qui l'accompagnent dans ce divin séjour, et de là, se penchant vers la terre, il lui a paru qu'il bénissait et qu'il priait

1 M. l'abbé Anglade.

encore comme le pontife Onias pour tout le peuple et pour toute la cité : Hic est qui multum orat pro populo et universa civitate *.

Son chapitre veut être béni à son tour par cette main défaillante ; il cède, il bénit encore ; mais, par une de ces gracieuses pensées qui n'appartiennent qu'à lui; trouvant à ses côtés le vénérable curé de Pézenas, il le fait chanoine à l'heure même, par honneur pour vous, Messieurs; afin que la bénédiction demandée fût comme attestée et contresignée par un de vos frères. Trait charmant, délicatesse inouïe, doux et dernier présent d'un cœur qui se donna jusqu'à la fin ! Cette délicatesse l'a suivi jusque dans les bras de la mort, et quand il se précipitait vers Dieu avec toute l'intensité de l'amour parfait, il se retourna vers l'homme pour vous donner encore un confrère qui vous fera beaucoup d'honneur, un ami qui vous rappellera combien votre archevêque était aimé et combien il était digne d'être aimé : Dileetus Deo et horninibus, cujus memoria in benedictione erit.

Ainsi mourut loin de nous ce noble prélat, ce père tendre, cet évêque au grand esprit et au grand cœur, dont nous garderons la mémoire. Ses bienfaits nous y obligeraient, si ce devoir n'était pas pour nous aussi sacré que l'amour et plus fort que la mort ellemême. Il ira, ce cœur à peine éteint; habiter l'église du grand séminaire, et ses derniers battements susciteront, dans cette maison qu'il a tant aimée, des vocations ecclésiastiques fermes, solides, vraiment vaillantes, telles qu'il les voulait dans le clergé de Besan-

1 IL Mach., xv, l *•

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çon, telles qu'il les faut au commencement de nos grandes épreuves.

Et maintenant son corps va descendre, sous ces autels, dans les sombres lieux où reposent nos archevêques. Il va prendre sa place parmi ces princes anéantis dont nous gardons la dépouille mortelle et dont la mémoire demeure *chère à nos souvenirs. Cette décoration qui le recouvre disparaîtra de son cercueil ; cette mitre, dont sa tête est encore ceinte jusque dans le linceul qui l'enveloppe, sera réduite en poudre ; et cette houlette pastorale, qui a pesé si peu sur nos têtes, n'est aujourd'hui dans ses mains glacées que la vaine image de ce qui n'est plus. Mais il nous reste l'histoire de sa vie pour nous consoler et celle de sa mort pour nous servir d'exemple. Mais sa devise, en qui sa vie et sa mort se peignent d'une manière si touchante, sera, pour son clergé et pour son peuple, d'un doux souvenir et d'une perpétuelle pratique. Peuple, soldats, magistrats, prêtres, évoques, souvenons-nous que, dans quelque degré de confiance, d'estime publique, d'autorité spirituelle ou temporelle que le Seigneur nous ait placés, il n'y a pour nous de vertu véritable et de solide gloire qu'à nous dévouer, chacun dans notre charge, au service de Dieu et du prochain : Plus prodesse quam prœesse. Ainsi soit-il ! Ainsi soit-il !

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