SOLENNITÉ DU DOUZIÈME CENTENAIRE DE SAINT LÈGE
MABTYB ET ÉVÂQUE D^AUTUN (1).
Il y a aujourd'hui trente ans et plus q savant bénédictin, notre compatriote, dey cardinal de la sainte Église^ et resté notre i dédiait à Tun de nos plus grands évèques, qu lui avait demandé, le brillant et dramatique bleau de la vie et de la mort de saint Léger. An au terme de sa tâche, il écrivait avec des larn une dernière page que nous relisons aujourd'l avec moins de douleur et plus d'espérance : « I
(1) Ce compte-renda des fêtes du œntenaire de saint Léger ( empranté à la Semaine religieuêe du diocèse d'Autan (n« < 12 octobre 1878).
lis trois siècles, disait-il, même en sa cité, uréole de saint Léodegar a pàli ; le temps a nversé la chapelle élevée en son honneur dans mmense hasilique de Saint-Nazaire ; et par tite la ville, pas un oratoire, pas un arceau l'a remplacée. Ces chanls populaires trouvés
r les premiers troubadours, ces reliques sau- £3
es à tant de périls, ces anneaux d'or et ^g
irgent.symboledc la foi deLéodegarà l'Église ^g
Vutun, sa fiancée ; l'aeil du père de famiUe qui ~^
[nblait veiller encore, enchftssé dans une calcé- ^S
ine et dans une statuette d'arg:ent : tout a dis- ^^
ru.U n'yapasmème dans son tombeau les neuf £^
icesde cendres saintes, pesées et rapportées si "™S
ligieusemont du fond de la France à Saint- c^
ùxent. En même temps que la cendre du martyr ^-h
lit dispersée, sa mémoire était ûétrie. Les &S
litiques dusièclc,leblAmant dcn'avoir pasété ^M>
idenl comme Ébroîn, lui ont préféré, même ^^
rèssonmartyre, cet autreBarabbas, frappé par -^
main de Dieu et des hommes. Le martyr est ^S
meurésursacroix,etiln'a pasdépendu de leurs litresque même les petits enfants n'aicntpassé vaut lui en branlant la tète et en doutant que
fût là vraiment un saint et un fils de Dieu. » itte page, si douloureusement vraie hier re, doit être en partie refaite aujoHrd'hui. Une
aimée a parlé de haut ; elle a été entendue. a le trop long oubli est venu le réveil de la
mémoire. Un évèque avait demandé Vhii son glorieux ancêtre. Il a été donné à u évèque, son successeur, de remettre er lumière la grande figure du défenseur de auttitioise, du sauveur de son peuple tan Plus heureux que le savant bénédictin, moins ému, nous avons à redire la grande réparation et de triomphe pour la méni< saint Léger. Nous avons le devoir de p avec nos lecteurs habituels nos impressi< joie pieuse en cette journée pendant Iaquell< vieil Autun, sur un signe de son évèque, retrouvé tel qu'à ses meiUeurs jours. Cette nous est douce. A notre cœur et à notre mé de l'accomplir.