‹ Œuvres pastorales et oratoiresChapitre 13 sur 57 · X. Il est bientôt prêt, et aussitôt se déploient à S · texte numérisé non relu

X. Il est bientôt prêt, et aussitôt se déploient à S

itel et dans te sanctuaire toutes les majestés des ^^

Ëmoniestiturgiques. La maîtrise, avec sa sûreté ^^

on brio accoutumés, au milieu du ravissement ^fe

Lous,dit une messe harmonieuse apprise et pré- ^^

ée en deux jours, tant vaut l'habileté de son c?^

;cteur, tant valent l'intelligence et la bonne j^ï

onté de nos chers enfants ! ^^

lais voici le moment le plus impatiemment ^^

mdu. L'évangile vient d'être lu par le diacre. ^^

\ évèques sont descendue et rangés sur des sih- '

: devant la grille du chœur. Devant eux s'étenil plusieurs rangées de personnages de distinc- 1 : magistrats, fonctionnaires de l'ordre civil, ciers de tous grades aux épaulettes d'or, nobles klelains du Horvan et d'ailleurs, et, dans la

principale, dans les collatéraux, partout, jussdans le plus profond lointain, des visages et

encore des visages qui se tournent vers ]a chaire, des yeux qui la fixent avec un religieux respect. Un évêque vient d'y apparaître, c'est l'évêque de Genève, un proscrit que sa patrie affolée repousse, mais auquel la France hospitalière est si heureuse d'offrir le pain de Texil et du malheur, en échange d'un autre pain plus substantiel et meilleur : celui delà parole évangélique. Il est debout, ses mains sont jointes, sesyeux cherchent le cardinal et ses collègues qu'il salue. Le silence est profond, et des paroles latines, empruntées à saint Paul, parviennent sans effort à toutes les oreilles. 11 n'y en a pas de distraites. Et nunc magnificabitur Christus in corporemeo, siveper viiam, sive per moriem (4), La pensée principale du discours est dans ce texte. Nous voudrions pouvoir le reproduire dans son ensemble et dans ses détails. Nos lecteurs ne nous reprocheront pas trop de ne pas le faire. Us nous pardonneront de n'avoir à leur en offrir que les grandes lignes et les idées mères, autant qu'on peut le faire après une heure et quart d'attention, aussi soutenue soil-elle.

A travers nos temps si profondément troublés, a dit l'orateur, au milieu de tant de symptômes qui autorisent les inquiétudes et les alarmes les plus graves, il n'y a pas à s'effrayer outre mesure,

(1) Ad. Phil. I. 20.

:ore moins k se désespérer lout & fait. Nous

)ns de nombreux motifs d'espérer encore, d'es-

er toujours. Entre les gages d'avenir meilleur,

lis devons compter au premier rang les. mani-

tations si consolantes qui se renouvellent si

quemment depuis nos années de malheur. Elles

it nombreuses et éclatantes. Les évëqucs fout c^f

signe, et les peuples répondent U leur voix avec ^S

entrain auquel nous n'étions plus accoutumés.

;r, c'était au mont Saint-Michel, à Notre-Dame

Pori-du-Salut, JiPontmain; tous les jours c'est ^g'

Jourdes, à Paray et ailleurs. La manifestation ^^

ujourd'hui s'unit à toutes ces manifestations et ^^

ni dire k son tour que nous sommes de ceux "^^

i espèrent. Se tournant alors vers les évèques, >^^

i frères, l'orateur exprime les relations du dio- k^^

e de chacun d'eux avec saint Léger, puis il

nercie gracieusement Mgr Perraud de l'hon-

JlT qu'il a bien voulu lui faire en lui confiant

panégyrique du grand évèque, patriote jusqu'au

>rtyre, sans doute pour consoler un pauvre

>scrit des douleurs de t'exil, sans doute encore

ause des relations de saint Léger avec la Suisse

Genève, dont une rue porte le nom. Après cet

mmage de pieuse courtoisie est venu l'énoncé

) deux idées principales qui rempliront le dis-

jrs :

âaint Léger grand ouvrier de Dieu au septième

cle ;

La solennité en l'honneur de saint Léger, grand enseignement pour le nôtre.

Première partie. — Ce septième siècle queMabilion appelait l'âge d'or, et qui semble aussi une époque de transition, parce que c'était à la fois l'empire romain qui s'écroulait, les barbares qui s'avançaient et rÉglise qui saisissait tous ces débris et ces éléments nouveaux pour en faire le monde moderne, ce septième siècle, mieux qu'un autre, a subi la haute et féconde influence de la Papauté, qui seule a inspiré et dominé ce grand travail réparateur et créateur. Or, l'un des plus fermes et des plus vaillants instruments qui se mit au service de la Papauté et de l'Église, l'un de ses plus infatigables et plus héroïques ouvriers fut, sans contredit, saint Léger, qui semble avoir reproduit toute la vie de Jésus-Christ dans sa vie publique et sa vie souffrante.

A son grand rôle il est préparé par la famille, le palais, la vie d'archidiacre à Poitiers, la vie monastique à Saint-Maixent. Dans chacune de ces situations il se montre admirable et digne de tous les respects.

Ensuite il est chargé par la reine et régente Bathildc d'élever et instruire les princes, et placé sur le siège d'Autun, où il sert le sanctuaire, lésâmes, les pauvres et l'Église.

Alors viennent les luttes pour l'intégrité du foyer domestique, mille périls à aflronter, la mort

iubir pour la vérité et la justice, après d'atrocos

ilîrances et les douleurs de l'exil.

Ainsi l'Église avait travaillé en la personne de

nt Léguer, par la prière et l'immolation du moi-

, l'autorité et la lutte de l'évéque, le sang du

irtjT, à confirmer la France, à préparer Charte-

L^e et fonder la cbrétienlé. ^^t

arrivé à la seconde moitié de son discours, et i ^5

-es un court moment de repos, Mgr de Genève ^^

ntre le dix-neuvième siècle aussi comme une "^^

ique de transition. Autour de nous et plus loin ^^

wre il y a des ruines et des témérités audacieu - =^

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