I. Trois courants prétendent dominer notre épo
s: les sc^fif ?f^5, qui font du doute une science ;
aut leur opposer la vue de'ces hommes de foi et ^^
valeur doctrinale dont les évëques sont les con- ^H
uateurs. Les énervés, qui font de la vie une ^^
lie de jouissances dont le plaisir est le but uni- ^^
'sel. Il importe de ressusciter le christianisme ^^
égral en montrant les hommes du sacrifice dont £
>iscopat perpétue l'exemple et la tradition. Les 3^
nolisseurs, qui voient dans l'Église une impuis-
ice ou un ob^^tacle. Il est utile de leur montrer
! dans tous les Ages, du berceau de la France
heure présente, l'épiscopat a été et est encore
dus fidèle, le plus intelligent et le plus dévoué
viteur de la nation. .^^^~^
V tous, aux incrédules comme aux croyants,
louzième centenaire de saint Léger est une
leçon de foi et de confiance, parce que c'est un^ vision de Talliance indissoluble des croyance^ chrétiennes et de la science ; de l'âme et du sacrifice ; de la religion et du patriotisme. Aussi le peuple ne s'y trompe pas, et tout à l'heure dans le cortège triomphal il saluera dans ses saints, comme dans ses évêques, ses protecteurs et ses amis. Et saint Léger, dont douze siècles n'ont pu éteindre la mémoire, sera acclamé par tous, par les arcs de triomphe et par les cantiques, comme père des âmes et le défenseur de la cité ; le peuple de nos jours lui répondra comme le peuple du septième siècle en lui disant: « Eclairez-nous, fortifiez-nous, consolez-nous ! . . )>
L'orateur a tenu sa promesse et accompli sa tâche. Il parle depuis plus d'une heure, qui a paru courte, il lui reste encore assez de force pour lever ses mains vers le ciel et prier avec des larmes dans sa voix. « 0 saint Léger, dit-il, vos « glorieuses reliques vont être portées dans ces « rues que vous avez traversées pour aller au « supplice et sauver votre peuple, bénissez la « cité qui vous aime, bénissez Genève, qui, il y « a trois siècles, donnait votre nom à ses églises « et à ses rues, la France dont vous fûtes un des « plus vaillants et des plus infatigables ouvriers, € l'Église dont vous êtes une des gloires les plus € pures ! »
Pour rendre un peu la force, l'éclat, la chaleur
e charme de cette parole véhémente, hardie
: mesure, iière et suppliante tour à lour, il
Irait pouvoir remettre à la place où ils revien-
, avec tant d'art et d'à-propos les tableaux,
jortraits, les figures, les cris d'amour pour
lise, la France, la chère patrie absente ; les
As à la justice contre l'oppression, les chants o^
>grels ou d'espérance, et toujours l'abandon ^^
eatre les bras de Celui qui console et bénit ^^
alheur l Nous avons bien pu sentir et admirer 2^
puissantes ressources du talent etde la vertu, ^-
. ne saurions les redire. D'ailleurs te temps ^^
le. Il nous reste tant de choses à raconter ^^
rel ^
iDC les évéques ont repris leurs places dans efa'
anctuaire, et tandis que le saint sacrifice >-■ ■
lève au milieu des flots de l'encens et de l'bar- ^s
ie, H. le curé et l'un de ses collègues par- B3
ent les rangs de l'assemblée et recueillent ^S
aône de la bienfaisance en faveur des pauvres ^-*
es en planches par lesquelles les catholiques ^^
vois ont dû remplacer celles d'où les a chassés volution au nom de la liberté et de la frater-
II est près de midi, l'office est terminé. Dans &me ordre que ie matin les évèques rentrent à. ché ; seulement sur leurs pas la foule se presse nombreuse, le soleil est plus chaud, les cœurs
plus émus, ~ ■-