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(2) On nous saura gré de reproduire ici les belles paroles pro-
Pour nous, N. T. C. F., plus que jamais unis d'esprit et de cœur au magnanime Pontife dont vous venez d'entendre la voix, redoublons de persévérance dans la prière pour obtenir de Dieu qu'il ramène à des idées plus saines et h des principes meilleurs les hommes investis delà redoutable mission de faire ou d'appliquer les lois.
Nous le disions récemment dans une circonstance solennelle et nous croyons utile de le répéter,
l'Église fi' appartient à aucun parti politique (1), et la surnaturelle grandeur de notre ministère nous élevant bien au-dessus des querelles qui divisent nos concitoyens à propos de telle ou telle forme de
noncées par M. de SaWandy à l'Académie française, le 9 noTem- | bre 185é :
ff II faut le dire aux préjugés qui ont été si funestes et q^ a luttent encore. Quelque chose manque dans une société civilisé^ a partout où la religion est absente. L'homme est incomplet c^ a mutilé, quand ce sentiment, ce principe, cette darté, sof-^ a étouffés ou sommeillent en lui. L'esprit humain, loin de s'él^;^ a ver plus haut, ou l'a trop vu, se corrompt et s'abaisse, qnan^ <s il abjure cette salutaire assistance. La patrie n'a ni toutes .. a forces, ni toutes ses lumières, ni toutes ses grandenrB, quia^^ a il lui arrive, par peurx)u passion, de ne pas se faire hoDDea^^ a de cette grande hiérarchie que l'histoire appelle l'Église dt^ a; France, et qui a été une part si considérable de sa puissance «sfs^ a de son génie. Ceux qui appuient de l'intérêt des libertés ho-^ a maines ces aveugles répudiations n'ont qu'à regarder aatooi^ a d'eux . Les grands exemples du monde, par tout ce qui a péri, par a tout ce qui a vécu, attestent qu'il faut le* fortes iiuititwtimu a religietuet avx ifutitutiûnt civiles, quand on les tfeut dwMes. »
(1) Voir notre discours intitulé V Union des forées êoeisUes, pro^ nonce, à la cérémonie des prières publiques, le 19 janTÎer 1879.
gouvernement, nous demeurons, au milieu des vicissitudes du temps, les hommes des principes éternels.
Nous prions incessamment pour qu'autour de nous régnent la charité, la justice et la paix, dont l'Église catholique, héritière des pensées et des pouvoirs de Notre-Seigneur Jésus-Christ, a été constituée la gardienne, non seulement pour chaque âme en particulier, mais pour les nations.
Répétons donc, pour résumer les enseignements du Saint-Père et les nôtres, l'exclamation émue par laquelle le grand évêque d'IIippone saluait l'Église, après' avoir étudié son action sur les mœurs et sur la société :
« 0 Église catholique ! vraie mère des chrétiens, « c'est avec raison que vous ordonnez de servir « d'un cœur pur un seul et unique Dieu, dont la « possession rend la vie parfaitement heureuse, « ne nous obligeant d'adorer ni de servir quelque « créature que ce soit, mais seulement cette Es- « sence éternelle et incorruptible à qui seule « l'homme doit se soumettre, à qui seule, pour « éviter d'être malheureuse, toute âme raisoni( nable doit se consacrer.
€ C'est vous, ô sainte Église ! qui commandez « 'd' aimer le prochain, el vous réglez si bien cet (1 amour que l'on trouve chez vous avec abon- « dance tous les remèdes des diverses maladies u dont les âmes souffrent à cause de leurs péchés.
« Vous instruisez ci vous exercez les enfants (c avec une maternelle condescendance, les hom- « mes faits avec une fermeté pleine de vigueur ; « les vieillards avec une tranquille sagesse, vous c< proportionnant ainsi à la différence des âges.
« Vous unissez les citoyens aux citoyens et les « nations aux nations par les liens d'une véritable « fraternité, en souvenir de leur commune origine.
c( Vous apprenez aux hommes à répartir comme « il convient, l'honneur, Taffection, le respect, la c< crainte, et dans quelles circonstances ils sonl « obligés d'avertir, de réprimander ou de punir.
« Par vous enfin ils savent qu'ils ne doivent « l'injustice à personne, mais la charité à tous >.
Cessez donc, 6 hommes de notre siècle ! cessez de penser et de dire du mal d'une société chargée d'établir en ce monde le règne de Dieu, c'est-àdire le règne de la vraie justice et de la vraie liberté, indissolublement unies à la connaissance et à la pratique de la religion (1).
(Suit le dispositif.)
(1) Merito BcclesU catholica, mater christianonun TerittiinA, non Bolum ipsam Deom, cnpB adepUo vita est beatissiina, porissime atqae castissime colendum pnedicas ; nallam nobie adorandam creatoram induoens, cui flenrire jnbeamur ; et ab iUn incor* mpta et inviolabili cternitate, ciii soU homo aabjiciendiiB est, cai BoU rationaUfl anima oohsrendo non misera e' t. ... Ta poeriliter pneros, fortiter jnTenes, quiète aenes, pront cnjnsqne non corporis tantum, sed et animi etas est, exerces ac dooes
Ta ciyes cÎTibus, gentes gentdbus et prorsns homines primoram parentam recordatione, non societate tantom, sed quadam etiam
fratemitate oonjungis Quibus honor debcatnr, quibns affectus,
qnibns reyerentia, qoibnstimor, qaibas consolatio, qnibuBadmonitio, qoibns disciplina, qnibns objurgatio, quibns snpplicinm doce8;ostendens quemadmodum et omnibns charitas, et nnlli
debeatnr injnria Nunc vos admoneo, nt aliqnando Ecclesi»
catholicsB maledicere desinatis. (S. Aug. De Mor, Eccl, eath. 62, 63, 76.)