ET QUE CETTE BÉNÉDICTION DEHEURE TOUJOURS! « AINSI SOIT-IL
Puissions-nous, N. T. C. F., avoir tous effectivement part à la surnaturelle efficacité de cette bénédiction! Qu'elle rende votre évèque et vos prêtres plus dévoués à vos intérêts spirituels ; nos maisons religieuses plus ferventes dans Toraison. plus exactes dans Taccomplissement de leur règles, plus empressées à pratiquer les œuvres di la miséricorde spirituelle et corporelle I Qu'elle s'étende vraiment, celte bénédiction tombée de si haut, à [tout notre peuple ! à toutes ces âmes dont nous répondons devant Dieu! à ceux qui sont bons, justes et fidèles, pour les affermir dans le bien ; aux égarés et aux révoltés^ pour les ramener sur le cœur maternel de l'Église, et leur rouvrir les sources de la vie éternelle !
Enfin, N. T. C. F., vous nous aiderez par vos prières à payer le tribut de notre gratitude à ces Princes de la pourpre romaine, et à ces Prélats qui nous ont accueilli avec une si louchante bienveillance ; aussi bien qu'à ces dignes prêtres de la Congrégation du Saint-Esprit qui nous ont donné pour la seconde^fois, dans le religieux asile du
(1) BenedicUo Dm Omnipotentis, Patris, et Filii, et SpirituB Bancti, detœndat snpe)* Episcopam, saper Clerum, snper omnes religiosAs domos, raper omnem popalam, et maneat semper. Ani€n.
Séminaire français, la plus cordiale hospitalité.
Ces pages étaient déjà écrites, et nous nous disposions à quitter Rome, lorsqu'il à plu à la Providence de nous accorder une grande 'consolatioifi. Nous voulons encore la partager avec tous nôS bien -aimés diocésains.
Le jour où FÉglise célèbre le mystère de la Purification de. la très sainte Vierge et de la Présentation de Notre-Seigneur au Temple, il nous a été donné de voir une troisième fois le Souverain Pontife. Mais il n^était plus alité, comme il n'avait cessé de Têtre depuis plus de deux mois. Il 8ié<> geait sur son trône, pour recevoir les cierges bénits que viennent lui offrir, à l'occasion de cette fête, les représentants' de tous les borps religieux.
Nous avions le bonheur d'être tout près de luii Nous n'avons pas perdu une parole de sa pieuse allocution. Nous avons entendu avec quels accents du cœur il a chargé les pasteurs des âmes d'étrè les interprètes de sa reconnaissance pour toutes les prières faites à son intention par les fidèles, assurant que, de son côté, il n'avait pas cessé un seul jour d'implorer le Seigneur pour les fils dévoués dont la charité le console si fort dans ses épreuves. Nous avons entendu avec quelle insistance il a recommandé à ces mêmes pasteurs d'inculquer aux enfants lès jprincipes sacrés de cette fbi que tant de funestes influences cherchent à leur
ravir. Enfin, nous avons encore reçu sa bénédio tien et approché de nos lèvres sa main sacrée.
"Vous le voyez, N. T. C. F., tandis que la presse impie célèbre tous les jours les funérailles de Pie K, il vit etil survit. Il parle, il enseigne, îlprè^ che. Jusqu'au bout, comme saint Paul, « il t^oric somme le divin ministère de Tapostolat et rend • c témoignage à TÉvangile du Seigneur Jésus )> : Nihil vereor, dummodo consummem cursum meum ei mmisterium verbi quod accepi a Dommo Jesu^ testificari Evangelium gratis Dei (l).
Un rapprochement de dates donnait à cette solennité un caractère particulièrement touchant: c'é^ lait, pour le vénéré Pontife, le soixante-quinzième anniversaire de sa première communion, faite, le 2 février 1803, sous les auspices de Marie et du saint vieillard Siméon. Le 2 février 1878, Pie IX a pu remercier publiquementle Dieu qui, après avoir réjoui et sanctifié ses jeunes anni'ies, soutient si visiblement, au milieu d'incessantes épreuves, son incomparable vieillesse.
Nous aussi, N. T. C. F., nous nous associerons aux actions de grâces de ce Père bien-aimé, et nous chanterons un Te Deiim pour bénir Dieu de la conservation de ses jours.
MM. les Curés et Aumôniers voudront bien lire
(i) Act. Apo6t. XX, k4.
cette Lettre pastorale au prône de la messe parois* siale ou de la messe de communauté, le dimanche qui en suivra la réception. Ce même dimanche pourra être choisi pour le chant du Te Deum. Nous autorisons, à cette occasion, un salut solennel du T. S. Sacrement.
Donné à Rome, en dehors de la porte Aurélia, sous nôtre seing et le sceau de nos armes, et le contre-seing du chancelier de notre Évêché, le 2 février 1878, en la fêle de la Purification de la très sainte Vierge, et au soixante-quinzième anniversaire de la première communion de Sa Sainteté le Pape Pie IX.