‹ Œuvres pastorales et oratoiresChapitre 27 sur 47 · SERMON SUR LE SACERDOCE · texte numérisé non relu

SERMON SUR LE SACERDOCE

vertu, du concours unanime de toutes les volontés fortes et généreuses. Puissent nos vœux être entendus; qu'ils portent des fruits et qu'on voie se répandre partout, sous la double influence de la science et de la foi, cet esprit excellent qui ne dispute point pour ne pas aigrir, niais qui adopte le vrai sans réserve, pratique le bien sans détours, et les fait aimer Tun et Tautre par la douceur unie à la fermeté.

Et vous, Messieurs, jeune famille que l'Eglise me donne, vous êtes la part de mon héritage, vous avez droit à toute ma tendresse. C'est pour vous que je me dévouerai ; mes sueurs et mes veilles seront consacrées à votre service ; ma vie vous appartient. Dieu m'est témoin que je vous chéris tous avec la charité de Jésus-Christ, et que ni la faim, ni la soif, ni les tribulations, ni la mort, ne pourront me détacher de vous.

0 Notre-Dame de Gray, c'est à vous que je confierai les joies et les peines de cet apostolat. Agréez, Vierge miraculeuse, les premiers efforts d'une voix qui s'élève avec l'accent de l'inexpérience au milieu d'un peuple si cher à votre cœur. Comment porteraisje le poids d'un ministère qui effraierait les plus grands courages, si vous ne me donniez vous-même un zèle ardent pour le salut de ces enfants ? Mettez dans mon âme quelque chose de l'inquiétude maternelle de saint Paul, qui ressentait pour lesGalates les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Jésus-Christ fût formé en eux. Soyez leur plus ferme appui, soyez leur plus doux espoir, afin qu'ils deviennent un jour votre couronne dans les splendeurs des cieux. Ainsi soit-il.

HOMELIE

SUR

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