SERMON POUR LA FÊTE DU SAINT SCAPULAIRE
et de sœurs, ce n'est plus un étranger, c'est un ami. Il retrouve sa patrie et sa famille; Marie les lui rend à rheure de la mort, jusque sous le ciel le plus lointain ; Marie lui a ménagé la grâce d'une bonne mort, pour lui épargner, selon sa promesse, les flammes qui font horreur el les maux qui tourmentent en enfer.
0 Dieu ! les hommes, non contents de s'entendre pour leurs intérêts, forment, pour assurer le triomphe du mal, des ligues puissantes qui réunissent, d'un bout du monde à l'autre, toutes les passions et tous les vices. C'est là la fin des révolutions, la source de tous nos malheurs. Le démon les inspire, l'orgueil les transporte, la volupté les enivre, et la folie qui les entraîne en ce monde se changera dans l'autre en d'affreux supplices et d'inexprimables confusions. Donnez-nous, Seigneur, de concevoir une horreur toujours plus grande pour cet esprit pervers, ces odieuses manœuvres et ces abominables complots. Que notre gloire soit de ne glorifier que vous; notre espérance, de n'espérer qu'en vous ; notre bonheur, de n'être heureux que des succès et des triomphes de votre Eglise ; notre malheur et notre peine, que d'être témoins de ses souffrances.
Nous nous plaçons sous la protection de votre Mère comme sous un bouclier impénétrable aux traits de Tennemi. Elle est ici-bas le guide de nos combats, l'âme de nos entreprises^ le véritable guide de notre piété et de nos dévotions. C'est sous cet abri protecteur que nous voulons vivre et mourir, pour obtenir la grâce et mériter la gloire. Ainsi soit-il.