‹ Œuvres pastorales et oratoiresChapitre 7 sur 47 · PS. XXXIII · texte numérisé non relu

PS. XXXIII

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(lu coin (lo rôptlrt». les pinds du coté do l'évangile, les mains croisons sur la poilrino. (1(311(3 position seule allnslo rauLliciiliciU; (l(\s nîliipios, et si d'aiitros corps vioniionl iiroiidn^ liuir placo [in'js do cr; tombeau, c'est dans iiiio position vorLicalo, ol au devant do l'autel ([u'ils soronl déposés. A|)rùs avoir ra[)pelé ces rèj^les, nous dossin:\n)os par l'iiiia^inalion la courbodo l'absido, on iiidi<piaiil la place présumée des saintes reli- (pi(\s. (l'osL là, disions-nous, (|no saint Pons a été porté par Gélaso ; c'est là (jne son corps a été placé et (pi'il a s(M'vi do iondctncnt à l'anlol consacré par le papo. Observez sa position quand vous lo découvrirez, ce sera le signo irrécusable de l'autbenticité des reliques et de la destination que Gélaso leur a donnée.

Une année s'écoula avant qu'on entreprît ce travail. Mais pouvait-on lo négliger en 1887 ?Laiëte du saint, qui se célèbre le 26 mars dans notre diocèse, le rappelait impérieusement. Nous pressâmes le savant curé de Villeneuve de mettre la main à Tœuvre et de fouiller avec précaution le sol du sanctuaire. Tout vérifia nos pressentiments. Après les premiers coups de pioche, Tabside se révèle. On reconnaît, on remue les pierres qui ont appartenu au massif de l'autel; un reste de sépulture placé dans le massif fixe Tattention; enfin apparaît un corps couché dans toute sa longueur. Le curé de Villeneuve n'en doute plus. Il est en présence du corps de saint Pons.

Mais c'était pour lui un devoir d'appeler aussitôt l'autorité ecclésiastique à achever et à contrôler la découverte. Dès le lendemain, une commission épiscopale partait de Nimes et se rendait à Ville-

neuve K Après six heures de recherche, le terrain était déblayé, les ossements réunis, et leur examen historique et anatomique commençait avec la plus sévère attention, mêlé aux angoisses d'une sainte inquiétude. On reconnut alors la dalle qui recouvrait le tombeau et qui avait été usée par les genoux et les baisers des pèlerins. Plus haut, deux palmes esquissées sur la muraille, symbole de la gloire attribuée au bienheureux. C'était déjà un indice précieux. Mais une difficulté se présente : pourra-t-on la résoudre ? En mettant à découvert le corps de saint Pons, deux autres corps sont venus frapper les yeux et jeter quelque trouble dans les esprits. Un examen plus attentif ne tarda pas à rassurer la commission. Ces deux corps ont été jetés à la hâte dans le sépulcre et n'ont pas dérangé le premier dans la position qu'il occupait. Ils le recouvrent en partie, mais ils le laissent dans toute son intégrité. On examine de plus près encore et on ne tarde pas à être pleinement convaincu. Les deux corps superposés sont de trois siècles au moins postérieurs au premier. Il est à croire qu'ils avaient été enterrés à ses pieds et qu'on avait voulu qu'ils trouvassent, sous la garde du saint abbé, le repos de la tombe. Quel événement l'avait troublé plus tard? Etaitce en 1382, quand les Tuchins assiégèrent Villeneuve, ou bien en 1562, quand le baron des Adrets essaya de surprendre cette ville et d'y introduire la Réforme. Peut-être avait-on voulu prévenir quelque profanation

1 Cette commission était composée de MM. l'abbé Gilly, notre vicaire général; le cbanoine Carie, vice-président du Comité de l'art chrétien; Tabbé Goiffon, secrétaire-archiviste de l'évêché; Fuzet, curé-doyen de Villeneuve, et Marins Tribes, docteur en médecine.

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etcachnrsons raiitol les corps qui ro[)o.sainnLiii\ |)1(mIs du saint. Ou biou, co (|ui (îsl plus vrai.s(;inl)lal)lo, lo rnaîlro-auU^l ayanl. rin avarwô on KKifi pr)ur l'aim [)lace à un rolablo adossù au mur (3l duul on a relrouvrî les pièces, on inia;»ina de donner asile dans le lond)eau môme du saint abbc aux deux personnaf^'esdoiil il avait fallu déplacer le sépulcre. L'examen aclievé, ridenlilé du corps de saint Pons n'était |)lus douteuse. C'est lo corps qui est au loiid du sé|)ulcre. Seul il en occupe toute la longueur; seul il est (lis|)osé dans le sens même de l'autel ; seul il remonte à la plus haute anti(|uité. Tous les autres fragments, observés et réunis en squelettes, sont postérieurs de trois cents années au moins, et la facilité avec laquelle on les distingue fait ressortir le caractère du premier corps. Enfin il manque t\ celui-ci une partie du crâne, tout le reste se recompose aisément. Ce dernier trait est décisif. C'est l'ossement sacré qui a été séparé du corps, enfermé dans un reliquaire et exposé jusqu'à la révolution à la vénération des fidèles. Ainsi tout s'accorde et s'explique. Il n'était plus possible de confondre les restes de saint Pons avec ceux qui leur étaient superposés. Voilà notre saint reconnu dans sa tombe, séparé de tout le reste, rétabli avec une facilité incroyable dans son squelette tout entier, et portant dans les derniers fragments de sa tête la marque caractéristique de son authenticité.

Après cette précieuse découverte, appuyée par des preuves si multipliées et si convaincantes, que restet-il, sinon d'en remercier Dieu et d'en faire part à notre peuple? Nous n'hésitons pas à déclarer, en vertu de notre autorité épiscopale, que nous avons

10 INSTIlLCriON FASTOUALE l'T MAMJKMEMT

relrouvé le corps de saint Pons, abbé de Villeneuve, dans les décombres de Téglise de Saint-André, à Ten- (Iroit même où le pape Gélase l'avait déposé en 1118; et que ce corps, relrouvé par la miséricorde divine, a droit à tous les honneurs que Ton rend aux reliques des saints. C'est pourquoi nous avons résolu de les lui rendre, en l'enfermant dans une châsse précieuse que nous lui offrons comme une marque de notre foi et de notre reconnaissance. On la portera en grande pompe, entourée de fleurs, de couronnes et d'encens, le dimanche 3 juillet prochain, dans une procession solennelle, avec le buste de sainte Casarie, dont la piété du curé de Villeneuve a renouvelé l'ancienne et brillante parure. Ces deux reliquaires seront exposés sur un autel de l'église paroissiale. Que la dévotion publique achève le Te Deum que nous commençons aujourd'hui; que l'autel orné par les dépouilles mortelles de sainte Casarie et de saint Pons soit fréquenté par de nombreux pèlerins ; et que des grâces abondantes deviennent la récompense de leur foi.

Quand saint Ambroise eut découvert et exhumé les reliques de saint Gervais et de saint , Protais, il s'écria d'une voix pleine de larmes, il écrivit d'une plume où ses larmes se mêlaient encore à l'encre immortelle de ses belles homélies : « Je vous rends grâces, Seigneur Jésus, de ce que vous avez daigné réveiller l'esprit et le souffle des martyrs en ce temps où l'Eglise a besoin de si puissants auxiliaires. Que tous le sachent : je cherche des protecteurs capables de nous défendre en s'abslenant de vous attaquer. Voici précisément que je viens de t'en donner, ô mon peuple, qui seront utiles à tous sans jamais nuire à

Sin LKH TROIS «KNTKNAIRKM DF VIM.F^JKI'VK. 17

|MM'S()inio. (^0 sont là 1ns appuis (|uo j'ainhilionno, co sont là ios soldais ((iio j'aiiiuî, non point soldais du siùclo, mais soldais do Jôsus-Clirist. Jo no crains pas ([uo Tonvio mo dispnto Jour Inlollo, d'autanl [ilus sùro qu'ollo osl |)lus haulo; ou si ([iiolrpi'nn rno rcnvic, jo lui souhaite d'en [)arla^^or lo bionlail ^ »

Lovoz-vous donc do votro tombe, ù saint Pons, et venez nous délbndro. Lovez-vous et prenez place, à cùlé de sainle Casario et du bienheureux Pierre do Luxembourg, dans les fêtes solennelles qui vont sii^ualor à Avignon et à Villeneuve les trois centenaires do 1887. Que de gloires réunies ! Ouo do consolations pour nolro foi ! Ouo d'os[)crances pour l'avenir religieux de nos contrées ! Vous plaira-t-il, ù saint abbé, do solliciter du Soigneur, dans Tordre do la nature, de miraculeuses guérisons, et de signaler par quelque grand bienfait lo culte nouveau rendu à vos reliques si heureusement retrouvées ? Qu'il vous plaise du moins d'opérer dans Tordre de la grâce toutes les merveilles dont notre peuple a besoin. Rendez à tant d'àmes aveuglées par Tesprit du siècle la lumière de la vérité et de la vertu. Délivrez-les, délivrez-les des démons qui les obsèdent. Ceux-ci, captifs de Torgueil, ne sentent pas môme lo poids do leurs fers; ceux-là se courbent sous lejoug de la cupidité et s'abaissent jusqu'à terre, écrasés par la folle passion qui les domine; d'autres, plus dépravés encore, ajoutent chaque jour à leurs chaînes en ajoutant à leurs plaisirs, et ne connaissent plus que l'instinct de la chair. Voilà les possédés du ressentimenl et de la

1 s. Ambros. Epist. classis I. Ep. xxii, i, 10.

rancune ; leur cœur est comme un enfer où les pensées de vengeance enlreliennent une perpétuelle agitation. La politique et la peur ont aussi leurs possédés. Ils se traînent, ils s'avilissent, ils se couchent à plat ventre devant les idoles du jour. Tout s'obscurcit, tout s'éteint, tout rampe autour de nous, et le siècle qui s'achève descend, de ténèbres en ténèbres, dans les dernières obscurités de l'athéisme et de la licence, en appelant, au delà du tombeau, la mort et le néant. Tels sont nos maladies, nos douleurs, nos regrets et nos larmes. 0 bienheureux Pons, éclaireznous, guérissez-nous, délivrez-nous !

Non, le saint abbé de Villeneuve n'a pas été tiré du milieu des ruines, après cent ans d'oubli, pour être exposé à de nouveaux outrages. Non, les reliquaires et les châsses dans lesquelles nous venons de renfermer les restes de nos saints n'ont pas été embeUis et ornés pour devenir encore la proie des barbares. Non, les sanctuaires qui les abritent ne se fermeront plus, et l'impiété qui rêve de nouvelles destructions n'aura pas la joie de s'asseoir encore sur le seuil de nos temples fermés ou profanés par d'indignes usages. Non, Villeneuve ne sera pas insensible à la gloire que lui donnent aujourd'hui les Gasarie, les Pons, les Pierre de Luxembourg. Elle se souviendra qu'elle a été la patrie des saints et la terre des miracles, que les papes l'ont aimée, que c'est de l'Eglise qu'elle tire tout son lustre et toute sa grandeur, et en donnant à l'Eglise des marques éclatantes de son obéissance et de sa fidélité, elle recouvrera par elle la gloire de ses anciens jours, A Dieu tout honneur et toute louange ! Aux saints qui intercè-

BUn LK» mois CF.NTKNAIIlfs l>i MI.LKNEIJVF. 1î»

dont aujinVs do lui pour nous, ii.;-. [)ri(^r(;^ ♦ i nos ollr;in(l(îs. 0 sainlo (lasar'Kî, pricîz pour nons cl ohtono/-nons lu punUô d(îs vior«^'os! (J saint I*uns, nous demandons, par votro ontronnso, la victoire sur nos passions! Hionliouroux IMorrn do Ln\ond)onrg, luiniùro do l'Kj^diso, aslro brillant du xiv* siùlo, rovcnoz ôclairor lo notro ot donno/ à la Franco do marcher, soùs la condiiito do Léon Mil, dans los sentiers do lajustic(\ (U) lii lidélitootdo riionncur!

RAPrORT

Dr la Coimnissinn institw^c par M^^ Vévniw: pour la iirilvdii'm des vciiqurs (îr saint Pons 1.

Le jeudi 10 mars 1887, sur l'ordre de M'^''" l'évèque, nous nons sommes rendus à Villeneuve-lez-Avignon pour vérifier la découverte faite la veille dans les ruines de l'ancienne église de l'abbaye de Saint-André.

Nous avons trouvé l'abside de l'église dégagée des décomlires qui l'obstruaient, et contre le mur, au-dessus de l'ancien dallage du sanctuaire, une large pierre, brute à sa surface externe, et fortement usée en deux endroits à sa surface interne. Cette dalle ayant été soulevée, nous avons été en présence d'un sépulcre d'un mètre trente centimètres de long, sur environ soixante centimètres de large et quarante de profondeur.

Ce sépulcre renfermait, dans sa partie droite, les ossements très friables des membres supérieurs d'un corps d'bomme que M. le docteur ïribes a successivement retirés et que nous avons soi-

^ Cette commission se composait de M. Gilly, vicaire général; M. lo chanoine Carie: M. Goififon, archiviste diocésain; M. Fuzet, curé-doyen de Villeneuve, et M. le docteur Marins Tribes.

gneusement recueillis; tous ces ossemenls nous ont paru fori, anciens; le crâne manquait et la tête n'était représentée que par le maxillaire inférieur et les deux temporaux.

Les ossements des bras et du tronc ont été presque tous retrouvés à leur place naturelle, les mains semblaient avoir été croisées sur la poitrine, nous n'avons remarqué aucun double emploi.

Dans la partie gauche du sépulcre et rangés au-dessus des membres inférieurs du premier corps, nous avons reconnu divers ossements, de date certainement plus récente, moins anciens que les premiers de deux ou trois siècles au moins, et appartenant à deux squelettes distincts, d'une consistance plus grande que les autres et d'une teinle plus foncée. Ces ossements ont été enlevés et placés à part.

Nous avons relevé, au fond même du sépulcre, les fémurs et les tibias du premier corps, bien reconnaissables par les ressemblances de couleur et de friabilité des parties supérieures.

De nos observations il résulte, en premier lieu, que le corps le plus ancien des trois s'étendait sur toute la longueur du sépulcre et que les deux autres avaient été superposés, avec la précaution de les séparer du premier par la juxtaposition des deux crânes à la hauteur de la ceinture.

11 résulte encore que le premier corps est bien celui de saint Pons, que les documents et les traditions de l'abbaye de Saint- André de Villeneuve disent avoir été déposé sous l'autel, en 1118, par le pape Gélase, lors de la consécration de l'église. L'absence de la plus grande partie du chef en est une nouvelle preuve, puisque les mêmes documents nous apprennent que le chef de saint Pons était conservé à part dans un reliquaire en bois doré. L'emplacement où le tombeau a été trouvé est bien d'ailleurs celui où l'on a toujours placé les reliques des saints.

En foi de quoi nous avons signé le présent procès-verbal.

Nimes, le 12 mars 1887. Gilly, vicaire général ; Carle,

GoiFFON, Fuzet, Tribes.

SUR LB§ TROIH CBNTBNAIHK8 OU VILLBNKLVK. 21

EXTHMT l)i: r.Ari'ORT

De M, le docteur TriUs sur tes ossements trouvés à VillmeuvCt

Ir 10 mars 1SS7.

.... Lo résumû d(^ nos rcclierrhcs csl <|un nous nous trouvons en préstMico do trois sciuelotlcs Wurn dislincts apjiortés en ce lieu à doux époques dillVM'oiitcs. — Le corps le plus profondément placé est de beaucouj) lo plus ancien : c'est celui dont la tôle n'a plus (jue quehjues fragments. — Les deux autres nous semhUmi de deux ou trois cents ans moins anciens ; un d'eux a des apparences plus griMes que l'autre.

Dans une seconde visite à Villeneuve, le 12 avril 1887, nous avons réuni les ossements qui nous ont paru appartenir au squelette le plus ancien. Ces ossements sont les suivants :

l'' Un maxillaire inférieur complet, moins les dents, dont un certain nombre paraissent être sorties de leurs alvéoles après la mort;

2* Deux temporaux, un droit et un gauche, séparés, mais paraissant appartenir au môme crâne ;

Les auti-es os du crâne et de la face manquent ;

3° L'omoplate droite en deux fragments incomplets ;

4® Une clavicule gauche à extrémité externe incomplète ;

5° Un sternum ;

G° Vingt-quatre côtes ou débris costaux ;

7<» L'atlas, dont l'apophyse transverse droite manque ;

8° Un axis entier ;

9° La troisième, la quatrième et la cinquième vertèbre cervicale ;

10° Douze vertèbres dorsales, dont les quatre dernières présentent, sur la face latérale droite du corps vertébral, des stalactites osseuses, phosphatiques, qui soudaient entre elles ces vertèbres pendant la vie. Le tassement du corps de ces vertèbres démontre, ainsi que les soudures osseuses, qu'elles appartenaient i un homme incurvé par l'âge et dont l'incurvation fixe était en avant et à droite ;

11° Cin(| vertèbres lombaires, dont deux soudées entre elles par des concrétions calcaires ;

12° Un sacrum ;

13° Des fragments d'os iliaques ;

14° Pour les membres supérieurs, nous trouvons : un humérus gauche réduit à ses deux tiers inférieurs. L'humérus droit est un peu plus complet, mais de consistance moins éburnée;

15° Les deux tiers supérieurs du cubitus gauche et les deux tiers inférieurs du cubitus droit ;

16° Les radius droit et gauche, d'une friabilité excessive, mais dont nous avons pu retrouver et souder entre eux les fragments avec du silicate de potasse.

Pour les membres inférieurs :

17° Le fémur droit a sa tête et sa diaphyse, le gauche est entier, moins la tête ;

18° Les tibias sont réduits à des fragments. Du tibia gauche nous ne retrouvons que l'extrémité inférieure, le tibia droit ne nous présente que les deux extrémités ; sa diaphyse manque ;

19° Des deux péronés, il ne reste que la malléole inférieure, il nous a été impossible de retrouver les rotules.

Quant aux ossements des pieds et des mains, ils étaient tellement altérés et confondus avec ceux des autres squelettes qu'il ne nous a pas été permis de les reconnaître et de les classer.

Tel est le résultat de nos recherches en ce qui concerne le squelette que nous avons séparé de tout le reste. Il est évident que ces ossements appartiennent au même corps et au corps le plus ancien.

Après les avoir ainsi reconnus, nous les avons enfermés dans une boîte en bois qui a été scellée du sceau de M^"^ l'évêque de Nimes, le 12 avril 1887.

En foi de quoi a été dressé le présent rapport, pour servir ce que de droit.

Nimes, le 18 avril 1887. Signé U. Triées.

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