‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 5 sur 16 · C6 MÉCHANCETÉS DE LA BARONNE · texte numérisé non relu

C6 MÉCHANCETÉS DE LA BARONNE

ment... C'est toujours le devoir d'un homme de protéger celle qu'on outrage, et ceux qui hésitent alors et craignent de se compromettre ne sont à mes yeux que des lâches qui ne méritent pas qu'une dame leur donne le bras.

Les hommes qui entourent la niarquise applaudissent tous à ce qu'elle vient de dire et s'écrient qu'elle a parfaitement raison. Madame de Brèville rougit de dépit et s'éloigne en disant :

— Ah! vous défendez les sauteuses... c'est différent! Alors H. Dorcelle a le droit de lui donner le bras... comme c'est heureux pour lui!... ah! ah! ah! Où en sommes-Dous, mon Dieu!...

— Que cette dame est méchante! murmure Dorcelle lorsque la baronne est éloignée.

— Oh î oui, répond Fidélia ; si elle pouvait tuer avec ses paroles, je crois qu'elle aurait déjà bien des meurtres à se reprocher!

— Mais vous, madame, combien vous êtes bonne!..; vous avez pris ma défense.. •

— Vous n'aviez pas même besoin d'être défendu... je louerai toujours un homme d'avoir protégé une femme, quelle que soit cette femme! Mais vous voyez bien que j'avais raison tout à l'heure en vous disant que vous deviez avoir quelque intrigue d'amour à me raconter!

— Il est vrai; mais je n'aurais pas osé vous parler de celle-là.

— Pourquoi donc cela ? est-ce qu'elle ne vous plaît déjà plus cette Augustina?... car il paraît qu'elle se nomme Augustina...

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