HËGHÂNGETÉS DE LA BARONNE
-^Oli! pardonnez-moi... elle me plait toujours...
— Vous Taimez?...
— Mais... Je...
— On dirait que vous n*osez pas en répondre?...
— Si fait; mais cela me semble singulier de vous dire cela... à vous!
— Et pourquoi donc? Ne me croyez-vous pas digne de votre confiance?
— Ce n'est pas cela... mais Je ne vous trouve pas faite pour les rôles de confidentes... vous devez tenir le premier emploi.
— Vous éludez ma question. Je vous demande si vous aimez vraiment cette personne pour laquelle vous vous êtes battu; si ce n'est pas seulement un de ces caprices de Jeunes gens qui se croient obligés d'aimer toutes les femmes qui sont Jolies et qui, par le fait, n'en aiment aucune?
— Oh! non, ce n'est point un simple caprice... et d'abord cette Augustina ne pouvait pas manquer de me plaire...
— Pourquoi donc?
— Elle vous ressemble, madame!
— Oh ! voilà de ces compliments que Je n'admets pas ! . . . Elle me ressemble... vous croyez devoir me dire cela parce qu'on assure que cette femme est fort bien...
— Non, non, Je vous certifie qu'Auguslina a beaucoup de vos traits... si vous étiez blonde... si voire front était dégagé... votre voix plus claire...
— Ah ! ah l enfin, si J'élais tout autrement que Je suis,