‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 6 sur 16 · HËGHÂNGETÉS DE LA BARONNE · texte numérisé non relu

HËGHÂNGETÉS DE LA BARONNE

-^Oli! pardonnez-moi... elle me plait toujours...

— Vous Taimez?...

— Mais... Je...

— On dirait que vous n*osez pas en répondre?...

— Si fait; mais cela me semble singulier de vous dire cela... à vous!

— Et pourquoi donc? Ne me croyez-vous pas digne de votre confiance?

— Ce n'est pas cela... mais Je ne vous trouve pas faite pour les rôles de confidentes... vous devez tenir le premier emploi.

— Vous éludez ma question. Je vous demande si vous aimez vraiment cette personne pour laquelle vous vous êtes battu; si ce n'est pas seulement un de ces caprices de Jeunes gens qui se croient obligés d'aimer toutes les femmes qui sont Jolies et qui, par le fait, n'en aiment aucune?

— Oh! non, ce n'est point un simple caprice... et d'abord cette Augustina ne pouvait pas manquer de me plaire...

— Pourquoi donc?

— Elle vous ressemble, madame!

— Oh ! voilà de ces compliments que Je n'admets pas ! . . . Elle me ressemble... vous croyez devoir me dire cela parce qu'on assure que cette femme est fort bien...

— Non, non, Je vous certifie qu'Auguslina a beaucoup de vos traits... si vous étiez blonde... si voire front était dégagé... votre voix plus claire...

— Ah ! ah l enfin, si J'élais tout autrement que Je suis,

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