‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 106 sur 175 · Eaxo, chef de liutuillon du génie · texte numérisé non relu

Eaxo, chef de liutuillon du génie

Sli6 LETTRES INEDITES,

de Turquie, et moi de l;i Calabre, je vous laisse à penser que de contes et quels entretiens! Ce tëtBps^là se |>a-;sa dohc fort agréablement. Je ne m'émanai point mm plus a Vérone, où je fus un mois sÔUl et libre. Je vis l'amphilbëâtrë , je vis le musée Mallei. On en a enlevé pour Paris les plus béttui morceaux. Vous crieriez à la barbarie; moi je crois toujours que tout est bien. Enfin, je reçus ordre de me rendre ici avec Un général d'artillerie *. Mais j'y suis venu avant lui, et je l'attends sans impatience, car ce séjour-ci me plaît fort. Je sollicite pourtant, comme je vous ai dit que c'était mon dessein, un congé pour aller en France, chose qui se trouve plus difficile à obtenir que je n'avais cru. Je voudrai-, monsieur, avant de repasser les monts , vous voir encore une fois, et je partirais content. Ce serait trop de dire que je l'espère; mais je me flatte au moins que cela n'est pas impossible.

Écrivez-moi, je vous prie, autant toutefois que vos yeux vous le permettront. Parlez-moi de votre santé. Vous savoir en bonne santé est la chose du monde que je désire le plus. Je vous ai laissé l)ien portant, mieux même qu'il y a dix ans. Je n'ai pas fait seul cette remarque, tout le monde l'a observé. Sauvez vos yeux, et tout va bien. Je crois que vous vous serez moqué de la rigueur de cet hiver. Mais moi, Napolitain, transporté tout à coup dans la Gaule cisalpine, je faisais pitié à voir. Permettez que je vous embrasse sans cérémonie.

A MADAME DIONlGI.

Florence, le 20 février 1808.

Madame, de Rome en vous quittant je vins ici , puis j'allai à Milan, de Milan à Vérone, et de Vérone ici, où j'ai enfin trouvé le moment de vous écrire.

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