CCXX1J INTRODUCTION
« A MON RÉVÉREND PÈRE ANDRÉ DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS , AU COLLÈGE A CAEN.
« A Paris, ce 26 juillet 1749.
« Mon révérend père ,
«J'aylu, selon mon devoir, la lettre de votre révérence en présence de ceux qui avoient droit de décider avec moi de la validité de votre excuse. Quelque nombreuse qu'ait esté cette assemblée , il ne s'y est trouvé personne dont le suffrage vous ait été favorable. Tous y ont été indignés qu'un ancien profès de la compagnie se soit exprimé d'une manière si peu respectueuse sur ce qu'elle a regardé dans tous les temps comme utile ou même nécessaire. Ce n'est donc point parce que vous méritiez la dispense demandée qu'on veut bien vous l'accorder, mais uniquement parce que , avant d'être propre à procurer le bien de la compagnie , il est nécessaire d'avoir du respect et pour elle et pour ses lois et usages. Je suis avec respect, mon révérend père, de votre révérence , le très-obéissant serviteur,
« De la Granville, .T. »
« AU MÊME
« A Paris, ce 5 août 1749.
« Mon révérend père ,
« Je suis trop édifié de la lettre dont m'honore votre révérence , pour ne pas vous témoigner et ma satisfaction et ma reconnoissance. Je me suis fait un plaisir de parler de cette lettre à ceux qui avoient entendu la lecture de la précédente, et ils ont tous pris très-volontiers part à la joie qu'elle m'occasionnoït. Nous sommes tous charmés des assurances positives que vous nous donnez de vos véritables sentiments. Ils ne seront jamais douteux à celui qui a l'honneur d'être avec
un profond respect, etc.
« De la Granville , J. »
Ici finissent nos papiers , et on ne sait plus rien des der-