PREMIÈRE PARTIE. XXÎX
au même. — 16 décembre 1717.
« Monsieur,
« Vous avez deviné juste. J'ai toutes les peines du monde à réduire le dialogue du P. Malebranche dans la forme analytique. Il n'y en a pas un qui ne m'ait encore coûté trois ou quatre jours de fatigue. Mais enfin j'en viens à bout, et mon travail opiniâtre m'y fait remarquer avec beaucoup de satisfaction mille beautés , qui échappent à ceux qui n'en veulent être que purs lecteurs. Je ne suis qu'au septième entretien , et je ne puis vous dire quand je serai au dernier... a
au même. — 2o mai 47...
« Monsieur,
« Il y a bien longtemps que je vous dois une réponse. Deux raisons me l'ont fait différer jusqu'ici. La première, est que j'ai voulu auparavant terminer la guerre du P. Malebranche et de M. Régis; car je sens bien qu'il faut se presser pour mettre au plus tôt le public en état de juger de la
vraie philosophie et de la vraie théologie
Je vais bientôt recommencer l'histoire de la guerre du P. Malebranche et de M. Arnauld. Encore une fois, cherchez-moi des Mémoires de tous côtés , mais dans le dernier secret, je vous prie.... »
au même. — 23 juin 1718.
« Monsieur ,
« Enfin me voilà au bout de notre histoire , ou plutôt de l'ébauche que j'en ai tracée. C'est à vous , Monsieur, et au P. Lelong de me chercher de quoi la finir. De mon côté je n'y oublierai rien. Je vais , en attendant vos remarques et vos nouvelles découvertes, faire des collections de tout ce qui peut avoir rapport à notre dessein, dans les papiers, livres, mémoires que l'on m'a communiqués. Je trouve beaucoup d'éclaircissements dans les lettres du P. Malebran-