‹ Œuvres philosophique du père AndréChapitre 2 sur 175 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

P. André avec les jésuites Guimond , Hardouin , Porée et Dutertre , lors de sa persécution comme malebranchiste ;

Le second , de soixante-un feuillets, la correspondance du P. André avec Fontenelle , dont seize lettres autographes de ce dernier, et une dix-septième écrite en son nom par M. de Croismare : elles sont datées des dernières années de la vie de Fontenelle ;

Le troisième, enfin, de cinquante -neuf feuillets, composé de brouillons de dix-sept lettres du P. André à Malebranche , et des réponses autographes de l'illustre philosophe. Plusieurs de ces lettres , entre autres urïe sur le mensonge , roulent sur des sujets philosophiques ; les autres ont trait à des incidents de la vie intime des deux correspondants : elles n'en ont pas moins une grande valeur, puisque vous nous avez appris que les lettres de Malebranche étaient si rares , que vous n'en connaissiez que deux. Deux ou trois lettres du P. Lamy font aussi partie de ce cahier.

« Tous ces manuscrits , que nous nous sommes empressés d'acheter, appartenaient à une demoiselle Peschet, légataire d'une demoiselle de la Boltière , héritière elle-même d'un avocat littérateur de Caen , nommé Charles de Quens. Élève du P. André, M. de Quens paraît, dans ses manuscrits, que nous avons achetés aussi , lui avoir voué une vénération toute particulière. Nous avons trouvé deux volumes entiers de notes de sa main , qui semblent avoir été prises jour par jour et être le résultat de son entretien avec son professeur sur la religion , la philosophie , l'histoire , les auteurs , les hommes et les choses. Malebranche, vous pouvez le croire, n'y est pas oublié. Il s'y trouve, en outre, une fouie d'anecdotes qui prouvent que , si le P. André était un savant distingué , il était encore un homme d'esprit et de saillies. Ce même M. de Quens s'associa avec l'abbé Guyot pour faire graver une épitaphe sur la tombe du P. André , dans l'église des chanoines de l'Hôtel-Dieu de Caen. C'est , du moins , ce que nous a appris un manuscrit inédit de l'abbé Guyot , depuis longtemps dans la bibliothèque de Caen , et intitulé le Moréri des Normands.

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