PREMIÈRE PARTIE
cura infidelihus. Les dernières paroles de votre lettre, où vous me parlez d'un accommodement sur la constitution , me donnent lieu de concevoir de grandes espérances. Fiat , fiât.
« Voilà ma réponse , Monsieur, trop longue peut-être , et trop ennuyeuse en tous sens. Voici maintenant des' interrogations , toujours par rapport à notre histoire ; car je ne la perds point de vue.
« 4°. Le P. Malebranche, dans une de ses lettres datées de I 699, parle d'un petit écrit de cinq ou six pages, fait pour désabuser M. le cardinal de Noailles, au sujet de son Traité de la nature et de la grâce. Qu'est-il devenu?
« 2°. Que sont devenus les premiers entretiens qu'avait faits M. Lelevel contre le second volume des Réflexions philosophiques et théologiques de M. Àrnauld?
« 3°. Ne pôurrais-je point avoir la deuxième lettre posthume de M. Arnauld contre le P. Malebranche? car il ne m'est pas permis d'ignorer ce que c'est, puisque j'en dois parler. Le P. Malebranche, dans une de ses lettres, promet d'y faire une réponse, qui ne paraîtrait qu'après sa mort:a-t-il tenu parole ?
« 4°. Le P. Lelong dit qu'il a trouvé, parmi les papiers du P. Malebranche , une liste de plus de cinq cent cinquante personnes qui lui avaient écrit. N'y aurait-il pas moyen d'avoir cette liste ?
« 5°. Milord Wadrington ■ , ami du P. Malebranche , de quelle religion était-il?
« 6°. Qu'est-ce que M. Remond de Montmort 2 ?
« 7°. Qui sont ces dames philosophes dont parlent les Mémoires du P. Lelong ?
« 8°. Le P. Lelong m'avait mandé que M. le marquis d'Allemans devait être bientôt à Paris. Y est-il venu ? Il était
1 Les uns le nomment Quadrington, les autres Codrington. Il est mort viee-roi de la Jamaïque.
2 Voyez son Éloge dans Fontenelle.
Xlvj INTRODUCTION.
grand ami du P. Malebranche, et nous pourrait apprendre bien des particularités de sa vie.
« 9°. L'Histoire ecclésiastique du dernier siècle, parM. Dupin, ne pourrait-elle pas me servir pour la mienne?
« J'ai relu les Mémoires du P. Lelong. Je vais lire vos lettres et les siennes, après quoi je ferai des extraits de celles qu'il m'a confiées. J'y trouve de petits faits assez curieux, surtout par rapport au génie des Romains d'à présent. Je voudrais bien savoir les règles et les coutumes de la congrégation de l'Index ; ce que c'était que M. Pighini, qui écrit de Rome au P. Malebranche; M. Loupé, qui me paraît aussi étranger, peut-être Espagnol. Je souhaiterais de lui pouvoir trouver des amis dans toutes les nations, mais. catholiques. Surtout, Monsieur, je vous prie, dans les éclaircissements que vous me donnerez, de me marquer les dates précises des faits. Vous savez que la chronologie et la géographie sont les deux yeux de l'histoire »
au même. — Du 27 juillet /I74 9.
« Envoyez-moi, s'il vous plaît, incessamment tous mes papiers avec vos "remarques, avec celles du P. Lelong, et les nouveaux mémoires qu'il peut avoir. Voilà maintenant l'essentiel. Au reste , je suis prêt de retrancher ce que j'ai avancé au sujet de la constitution, quoique la personne dont je tenais ce fait ne me soit nullement suspecte d'être excessivement constitutionnaire ; mais vous me permettrez aussi de ne rien dire contre ; car je suis résolu, en corrigeant notre histoire, de la purger entièrement de tout ce qui peut offenser qui que ce soit, sauf toujours néanmoins les droits de la vérité. Le P. Lelong m'écrit qu'il vous a donné pour moi plusieurs livres que vous lui avez demandés, avec divers papiers, lettres du P. Malebranche, de M. Coubard , etc. Je voudrais bien que M. Saurin, M. l'abbé Gatelan et M. le marquis d'Àllemans y pussent joindre quelques-unes de leurs lumières. En tout cas,